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17 février 2009

Commentaires

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jardinbaroque

Bonsoir cher Philippe,
Ce devait être effectivement un bien beau concert, ces deux violonistes étant, même si vous émettez quelques réserves sur l'un deux (nous en avions déjà parlé), deux artistes dotés d'un fort tempérament. Avez-vous écouté le disque qui les réunit et dont vous indiquez le lien ?
Juste une petite précision de celui que vous avez qualifié de "puriste" (mais pas tant que ça, j'écoute aussi du Beethoven sur instruments modernes :oD !) et qui va donc aller jusqu'au bout de sa logique ;o). A ma connaissance Viktoria Mullova n'a pas "basculé dans le monde des instruments anciens", pas plus que Giuliano Carmignola n'y est jamais vraiment entré complètement : tous deux jouent des instruments avec réglage moderne - la mentonnière de Carmignola était bien visible sur les pochettes de ses premiers disques, elle a été soigneusement camouflée ensuite - qui sont juste cordés boyau et joués avec un archet XVIIIe pour "faire baroque". Ce ne sont ici, bien entendu, que vétilles qui ne remettent nullement en cause l'excellence de ces deux artistes.
Amitiés à vous.

Miette

bonjour,
je découvre (avec plaisir) votre blog.
Merci de parler de ce concert qui m'a mise dans un état second !
Pour ma part (et pour le dire avec mes pauvres mots, qui ne sont pas ceux d'une spécialiste) j'ai été frappée par la décontraction absolue des membres de l'orchestre néanmoins alliée à une attention, une qualité d'écoute remarquables: vous me corrigerez si je me trompe, mais il m'a semblé qu'ils fonctionnaient avec le même sens des responsabilités qu'un quatuor. Ce qui n'enlève évidemment rien au talent d'A. Marcon en Zébulon multi-tâches.
Je vous trouve un peu injuste envers G. Carmignola (enfin moins que dans votre critique des "concertos passés au Kärcher" …) ; sec ? je ne l'entends pas de cette oreille.
Pour en revenir à la décontraction de l'orchestre (ah, les sourires du jovial luthiste) il me semble qu'elle a "contaminé" (de façon positive) la salle et permis d'établir une sorte de complicité (devenue palpable au moment où les solistes tardaient à arriver) — complicité qui ne va pas de soi dans un répertoire qui fait la part belle à la virtuosité. Le bonheur de l'écoute, c'est aussi d'assister à un concert qui n'est pas une corrida, où le public n'est pas là pour guetter la "faute" ou les "scories".
Serez-vous à Gaveau le 31 mars ?

Philippe D

Cher Jardin Baroque. Accordons-nous bien (si je puis me permettre, parlant de violons baroques !), mon terme de "puriste" à votre égard était des plus positifs et n'avait absolument pas la même connotation que le même qualificatif utilisé par les commentateurs qui se sont exprimés, à propos de la note sur Christina Pluhar, sous le joug d'une forme de dogmatisme... Le site web de Viktoria Mullova mentionne qu'elle joue soit sur un Stradivarius "Jules Falk" de 1723, soir sur un Guadagnini. Il semble qu'aucun des deux ne soit une copie moderne d'instrument ancien mais qu'il s'agisse bien d'authentiques instruments anciens. Je ne crois pas que la mentonnière de son violon soit un signe distinctif d'une copie moderne d'instrument ancien mais je me trompe peut-être. Bref, la question n'est pas là. Je n'ai pas écouté leur disque et je dois avouer ne pas me précipiter à écouter et réécouter G. Carmignola... Ci-joint, le lien montrant l'historique des différents utilisateurs du Stradivarius 1723 de V. Mullova ! http://www.cozio.com/Instrument.aspx?id=620
Bien à vous. Philippe

Philippe D

Chère "Miette". Bienvenue sur le blog ! Je partage tout à fait vos impressions sur un ensemble dégageant une impression étonnante de décontraction, un côté "bon enfant", avec une classe certaine, notamment incarnée par le luthiste, bien au centre, juché sur sa chaise et spécialiste en petits rictus et clins d'œil malicieux. Concernant G Carmignola, je me suis déjà exprimé à plusieurs reprises. Je suis admiratif de sa virtuosité indéniable et impressionnante. Je conviens que son jeu est racé. Malheureusement, il ne me procure pas l'émotion qu'un David Oïstrakh (certes on est dans le registre du violon "moderne" et non baroque) voire d'un Francescatti. Il a quelque chose "d'autoritaire" qui me dérange. En espérant avoir prochainement le plaisir d'échanger à nouveau sur un concert ! Je n'ai pas réservé pour son concert à Gaveau. N'hésitez pas à poster un commentaire si vous assistez à ce concert ! Bien à vous. Philipppe

jardinbaroque

Cher Philippe,
Rassurez-vous, je n'avais absolument pas mal pris l'adjectif "puriste" dont vous m'avez gratifié. Je sais bien, de toutes façons, qu'il m'arrive d'être un peu "raide" dans certaines de mes prises de position concernant les pratiques d'exécution, mais c'est un point sur lequel je ne parviens pas, en dépit de mes efforts, à me refaire ;o)
Mais revenons à nos violons. Ceux qu'utilisent Carmignola et Mullova sont effectivement d'authentiques instruments anciens, dans le sens où ils ont été construits au XVIIIe siècle. Cependant, il faut avoir présent à l'esprit qu'une très large majorité de ces violons ont été cassés et remontés au XIXe siècle, afin, notamment, de les doter de manches plus longs destinés à accroître leur puissance sonore et de l'adapter ainsi aux propriétés acoustiques des salles de concert de l'époque. Ce ne sont donc plus des violons conformes à ce que l'on sait des spécifications des instruments baroques, mais bel et bien des violons "modernes". En ce sens, il est, à mon avis, préférable, lorsque l'on prétend exécuter de la musique des XVIIe et XVIIIe siècles de façon "historiquement informée", de le faire sur de bonnes copies conformes plutôt que sur ces instruments modifiés seulement cordés en boyau pour l'occasion mais qui ne sont, passez-moi la trivialité de l'image, "ni viande, ni poisson". C'est simplement une question d'honnêteté. Il en va de même pour l'utilisation de la mentonnière, qui implique une tenue de l'instrument bien différente de celle qui avait cours (je vous renvoie, sur ce point, aux gravures et tableaux de l'époque) jusqu'au début du XIXe siècle.
Ceci dit, ces réserves ne retranchent rien des qualités des deux solistes merveilleux que sont Carmignola (sur lequel j'avoue émettre moins de réserves que vous, en dépit de son narcissisme) et Mullova, dont je trouve, par exemple, l'interprétation du Concerto pour violon de Beethoven absolument exemplaire.
Bien amicalement à vous.

Philippe D

Cher Jardin Baroque. Merci de prendre le temps d'apporter ces explications précieuses. J'ignorais qu'en effet que ces instruments avaient été modifiés à ce point. Pourtant il me semble que nombre de témoignages confirmaient qu'avec une bonne acoustique, y compris dans une grande salle, à la fin du XVIIIème / début du XIXème, sans pour autant aligner de grandes formations orchestrales, le public pouvait jouir d'une belle sonorité, avec d'authentiques instruments anciens dont la portée était donc suffisante. Pour revenir à la "tsarine" Mullova, comme aime à la surnommer la presse spécialisée, je la trouve extraordinaire dans le concerto de Sibelius avec Seiji Ozawa. Bien amicalement. Philippe

Miette

Narcissisme ? à lire les interviews de Carmignola dans la presse italienne on a tout au contraire l'impression d'une grande humilité et d'une véritable générosité.
Vous en connaissez beaucoup des solistes qui choisissent un soir de s'effacer en allant dans les coulisses pour laisser le bis à l'orchestre (en l'occurrence l'Orchestra Mozart créé par Cl. Abbado), histoire de "démontrer par ce geste qu'ils jouaient aussi très bien sans lui" ? (la Repubblica, s. de Bologne, le 29 septembre 2005)
Il n'hésite jamais à dire son admiration pour ses maîtres (notamment Luigi Ferro), sa gratitude envers les amis qui l'ont incité à "sortir de sa coquille" (Andrea Marcon ou le violoncelliste Mario Brunello) ni à exprimer ce qui ressemble à de la vénération pour Claudio Abbado.
Ne serait-ce pas plutôt la "starisation" opérée par Sony puis Deutsche Grammophon qui crée malheureusement cette impression ?
A moins de considérer que le brio et le choix de tempi rapides comme des signes infaillibles de narcissisme ?
Quant à une "pose" baroque, voilà ce qu'il répond dans une interview de mars 2005 lorsque le journaliste prétend le définir comme "baroqueux": Cela me déplaît, car j'ai pratiqué d'autres répertoires, j'ai fait beaucoup de musique de chambre […] Je joue Vivaldi, Locatelli, Tartini, mais je ne me considère pas comme un spécialiste, je n'ai pas les connaissances philologiques".
Quelques lignes plus haut, invité à définir le rôle d'un musicien: "Qui sommes-nous au fond? Nous sommes les serviteurs de la musique. […] Je crois qu'il est inconvenant de se servir de la musique […] pour faire 'i divi' " (pour jouer les "divas" dirions-nous à la sauce française).

Pour parler d'autres artistes, j'étais samedi au concert de Dominique Visse et de l'ensemble Café Zimmermann, dans un programme de "cantates et concertos comiques français". Grand moment que "la Matrone d'Ephèse" de Racot de Grandval, cantate jouée autant que chantée par D. Visse qui tenait les 5 rôles avec son abattage habituel pour le bonheur d'un public nombreux (théâtre de la Ville). Ou la cantate satirique "La Sonate" (de Pierre de la Garde), dans laquelle un compositeur très content de lui nous détaille toutes les qualités et les "effets" ingénieux de son œuvre … Je ne sais pas ce qu'en pensent les puristes, il y avait peut-être des facilités dans le jeu, mais elles ont contribué à faire entrer un public qui n'était certainement pas composé uniquement de spécialistes de plain-pied dans un répertoire assez peu connu. Je n'aime pas bouder mon plaisir, d'autant qu'à mes oreilles (d'amateur qui, il est vrai, ne saurait se prétendre "distinguée") la qualité musicale, la beauté des sonorités instrumentales ont été constantes et remarquables.
Désolée d'avoir été si longue …

Philippe Delaide

J'avoue pour ma part ne pas avoir d'avis sur le "narcissisme" de G Carmignola. Mon interprétation serait plutôt une timidité, hyper-sensibilité qui peut conduire à une certaine forme de malentendu. Il a pour son compte une indéniable classe, de l'élégance, et un jeu assez racé. Quant au tempo rapide et l'exacerbation de la virtuosité, ils peuvent être tolérables sur Vivaldi, lui-même virtuose, et ayant écrit pour des interprètes d'exception. Jouer vite, sec, avec des sonorités quelquefois astringentes, est tout de même une marque de fabrique des ensembles baroqueux récents. D'un niveau technique visiblement supérieur à leurs aînés qui avaient défriché ce répertoire dans les années soixante dix, ils sont pris d'une ivresse qui peut s'avérer au détriment de la respiration et de la musicalité.

Je vous envie pour le concert donné par Dominique Visse que j'admire pour ma part depuis plus de vingt ans (je l'avais découvert avec l'ensemble Clément Janequin à la fin des années quatre vingt). Son timbre très pointu est si particulier et il n'hésite pas à s'investir à fond, avec une dose de second degré qui me plaît bien. Merci encore pour votre commentaire. Bien cordialement. Philippe.

Miette

cher Philippe,
je réagissais à l'épithète utilisée par "jardinbaroque". Intervention superflue, mais qui m'aura permis de découvrir que nous avons une admiration commune pour D. Visse.
Si j'avais su (et si j'avais connu votre blog à ce moment-là) j'aurais pu vous raconter le concert-anniversaire de l'ensemble Clément Janequin du 6 décembre dernier, au théâtre des Abbesses, sur le thème de "la chanson parisienne".
Malgré la jubilation de ce moment mes souvenirs ne sont plus assez précis pour un commentaire — le concert ou l'art éphémère, quand des vivants viennent écouter d'autres vivants recréer une musique vivante, qui n'a pas toujours la perfection de l'œuvre enregistrée mais "fixée" et alors immuable.
Je me rappelle tout de même — et c'est très injuste — que le début n'était pas parfait, voix et salle (beaucoup plus intime cette fois-là) un peu "froides", mais tout s'est réchauffé très vite et quand nous, auditeurs, sommes repartis nos "cœurs endormis" étaient bien réveillés !
Bien à vous, et bons concerts.

Philippe D

Chère Miette. L'ensemble Clément Janequin sur le thème de la chanson parisienne... Cela devait valoir le détour ! Je ne doute pas de la capacité de cet ensemble vocal à réchauffer une salle. J'ai assisté à un concert qu'ils avaient donné dans une salle assez grande il y a quatre ou cinq ans (Théâtre Jean Vilar à Suresnes) et où ils avaient conquis le public avec verve et malice.

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