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10 mai 2008

Commentaires

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jardinbaroque

Cher Poisson,
Il est toujours intéressant d'aborder ce répertoire archi-connu avec un regard neuf, qu'il s'agisse d'une perspective historique avec effectifs réduits et instrumentarium "d'époque", ou simplement de l'application d'un certain nombre de préceptes hérités de l'interprétation "historiquement informée", tout en conservant un orchestre moderne.
J'ai découvert Beethoven au travers de l'intégrale enregistrée par Karajan au début des années 1960, à l'époque où le chef ne versait pas encore dans une sorte de glamour sonore quelquefois pâteux. Je me souviens encore du choc provoqué par ces disques, d'où émanait une fantastique énergie, un galbe superbe, qu'une écoute plus récente n'a d'ailleurs pas démentis.
Et puis, ça a été Harnoncourt, version encensée par la critique (comme souvent en ce qui concerne ce chef). Une bonne claque donnée aux habitudes d'écoute, mais une brutalité dans les intentions à laquelle, des années après, je n'adhère toujours pas. Puis Hogwood, intéressant mais manquant, à mon sens, un peu d'emportement romantique et livrant des Symphonies une vision un peu trop uniformément mozarto-haydnienne, ce qui n'est, bien évidemment, pas un contresens, mais limite considérablement les perspectives. Gardiner, enfin, version à mon sens la plus inspirée, dans son optique, du corpus symphonique beethovénien, malgré quelques faiblesses, car mêlant souci historique et respect (inconscient?) de l'héritage des générations précédentes. Je pensais m'arrêter là, mais j'ai eu la curiosité d'écouter en partie van Immerseel, même si je reste très circonspect quant à son travail sur le répertoire du premier romantisme, à cause d'une intégrale des symphonies de Schubert alternant de l'excellent (son Inachevée) et du franchement pas terrible (la 9e). Eh bien, en dépit du remarquable travail de fond effectué sur les partitions, c'est, à mon sens, raté. Je partage vos réserves quant à l'uniformité des tempi, qui ne rend pas justice au message des oeuvres, et quant à l'usage d'une percussion dont le côté envahissant m'a infiniment agacé (un peu le même sentiment de rejet que la version Koopman du Requiem de Mozart). Les couleurs sont indubitablement belles, mais réduire Beethoven à un festival de sonorités, aussi chatoyantes soient-elles, est peut-être un peu juste. Comme vous le faites remarquer en fin de billet, Immerseel est beaucoup plus convaincant dans Mozart et Haydn, et j'ai des doutes de plus en plus sérieux en ce qui concerne ses affinités avec la musique des débuts du Romantisme. Dans une discographie surchargée, son intégrale ne s'impose, à mes oreilles, absolument pas.
Bien cordialement.

GIL RIU

Pourquoi se croire obligé d'évoquer Karajan pour vanter les "mérites" de Immerseel quand cette esthétique n'est qu'une mode de plus avec ses qualités et ses défauts...La musique de Beethoven n'a que faire des manies idéologiques. En 60 on vantait HvK pour dégommer Mengelberg. Respectueusent. GIL RIU

Philippe Delaide

-> Jardin Baroque : merci infiniment pour votre commentaire pertinent et auquel j'adhère complètement (sauf pour Harnoncourt !). Ma référence quant à moi sur les symphonies de Beethoven reste G. Wand avec l'Orchestre Symphonique de la NDR. Bien à vous.
-> GIL RIU : Je ne me serais aucunement senti obligé d'évoquer Karajan si les distributeurs et divers média ne nous servaient pas du Karajan à longueur de journée, pensant (peut-être à juste titre) qu'il n'y a que ce nom là et celui de la Callas pour vendre. Si vous allez au bout de ma note (ce que vous n'avez visiblement pas fait ?), vous vous rendrez compte que je ne vante justement pas les "mérites" de van Immerseel. Merci pour votre visite.

RIU

Ce n'était qu'un petit mouvement d'humeur devant l'inévitable évocation du narcissisme de Karajan...Je trouverais plus simple que vous disiez vos plaisirs avec la Pastorale de Walter ou l'Héroïque de Monteux, chacun ses dadas et cela donne envie...
Je ne pas un inconditionnel d'Herbert mais il faut reconnaître qu'il s'est donné les moyens de son succès et que certains ont aimé la musique grâce à l'armada DGG...comme d'autres vont découvrir la musique avec le violon de RIEU. Et alors?!!
Ce qui me gêne c'est de sentir toujours un petit côté élitiste convenu dans les sites que veulent défendre le théâtre, la littérature, la musique...Vous vous souvenez de Waldos de los Rios?
Amicalement. Gil RIU

Philippe Delaide

Merci pour vos commentaires. C'est l'intérêt de cette fonction sur le blog : l'échange de billets d'humeurs... Je suis complètement d'accord que c'est aussi grâce à DGG et HVK que s'est faite mon initiation à la musique et le chef autrichien a parfaitement compris ce que l'avènement du microsillon apportait à la musique classique. Je revendique le côté "élitiste" du blog et qui semble vous irriter. Je veux dire par là, tentative de s'élever (modestement) et non de flatter avec la facilité absolue. La facilité et le plaisir simple apportent pas mal de réconfort mais je trouve qu'il ne faut pas en abuser au risque de s'avilir. Bien à vous.

RIU

Un petit mot pour vous remercier. Vous acceptez les billets d'humeur et sachez que c'est très rare. Mais je tenais à vous assurer que je ne trouve pas votre blog élitiste...Il est très équilibré et modeste. Je regrettais simplement le côté convenu d'une "pique" compte tenu justement de la qualité et de l'indépendance manifeste de vos textes. Le petit côté "je me fous du chef à succès et j'appartiens à la famille". Votre amour pour la musique, soyez-en sûr, passe la rampe! Respectueusement.
GIL RIU

Philippe Delaide

Merci pour votre commentaire très encourageant. C'est la moindre de choses d'accepter le billets d'humeur à partir du moment où ils enrichissent le blog, ce qui est le cas des vôtres. Bien sincèrement.

Michel

Merci pour votre commentaire ! Musicien professionnel, je pensais être soit un solitaire égaré, soit enlisé dans une erreur complète s'agissant des dernières intégrales
"baroquisantes" voire carrément "baroques" des symphonies de Beethoven encensées par une critique confondant "1770-1827" avec la génération "1685" !
Harnoncourt, Norrignton I et II, Hogwood, Bruggen !!! Et même Gardiner ! Et que dire du total échec de Rattle dont le mahlérisme militant faisait espérer une vision historico-esthétique plus raisonnable !
Ces dernières années, outre un Herrewegghe d'une pâleur spectrale à faire frémir, Van Immerseel !
La tombe de Karajan a été recouverte d'une tombereau de critiques à la limite de l'indélicatesse ! Mais la couleur et l'engagement de son orchestre de 100 musiciens aux cordes bardées de métal est préférable à ces "avortements" emasculés de conducteurs d'orchestre baroquisant classicisme et romantisme (le manifeste "anti vibrato" de Norrington dans Tchaïkovsky ou Mahler et bientôt, qui sait, dans Chostakovitch - Herrewegghe castrant Bruckner !) de la même manière que HvK romantisait J.S. BACH !
Un espoir dans les actualités beethovéniennes : Paavo JÄRVI dont l'intégrale qui, pour avoir intégré les leçons stylistiques des baroqueux (le meilleur de leur action) pour les reporter sur un orchestre "d'époque" de 40 musiciens lui permettant de garder des proportions réelles et de laisser bois et cuivres se donner librement carrière, n'a, à ce jour, subi aucun échec ...

Philippe Delaide

Merci pour votre commentaire très précis et que je partage complètement. Le temps est peut-être en effet venu de faire la synthèse en ne prenant que ce qu'il y de mieux dans les différentes approches. Je reste pour ma part ancré à l'admirable intégrale de Gunter Wänd avec l'Orchestre Symphonique de la NDR. Il faut absolument que j'assiste à un concert de Paavo Järvi qui a également conquis Laurent (blog Paris-Broadway). Je ne sais pas si vous avez lu ma petite note sur Bruckner / Herreweghe. C'est vrai que les symphonies du compositeur Autrichien y perdent considérablement en puissance et en ampleur mais la recherche d'une certaine dynamique, d'une souplesse des phrasés ne me choque pas sur ces pièces colossales et intimidantes. Celibidache avait ouvert la voie...

jardinbaroque

Bonsoir Michel et bonsoir Philippe,
Tout dépend de ce que l'on cherche dans le rendu d'une œuvre, soit l'émotion quel que soit l'instrument utilisé, soit une approche historique du répertoire, soit un mélange des deux. Je ne partage pas l'analyse de Michel que je trouve, qu'il me pardonne, un peu péremptoire. Je tombe d'accord sur certains des excès qu'il souligne dans les approches de la musique romantique par des chefs issus du baroque (Norrington, par exemple), mais prétendre que l'intégrale Beethoven de Gardiner est ratée me semble quelque peu outré, s'agissant, en l'état actuel de la discographie, de la seule vision qui puisse concurrencer les grandes versions du passé.
Je crois qu'il est bon que ces chefs issus d'une tradition autre que celle transmise par les institutions musicales installées s'essaient à des répertoires qui ne sont pas la propriété de qui que ce soit, y compris des gros orchestres philharmoniques. Ça ne fonctionne pas toujours, bien entendu, mais lorsque le chef et ses musiciens sont bons et que le travail est pensé, ce sont des nouvelles voies qui s'ouvrent à l'auditeur, Dieu merci.
Le travail de Paavo Järvi est remarquable d'intelligence, bien meilleur, à mon sens, que celui d'Harnoncourt dans une optique finalement assez similaire. Mais, comme le soulignait Philippe, celui d'Herreweghe sur Bruckner est loin de manquer d'intérêt (pour l'anecodte, le même Paavo Järvi est d'ailleurs en train d'enregistrer une intégrale Bruckner). Alors, laissons chacun explorer la voie qu'il a choisi, laissons même critiques et mélomanes aimer ces différentes approches : la musique est suffisamment vaste pour qu'il y ait place pour tout et pour tous.

Philippe Delaide

Cher Jardin Baroque. Merci d'apporter en effet nuance et mise en perspective. Je pense qu'en effet le point esssentiel réside dans la cohérence et la densité du travail esthétique réalisé. Ensuite, on peut tout à fait ne pas aimer mais il me semble impératif de respecter le travail sous-jacent. Dans le cas de l'intégrale Beethoven de Jos Van Immerseel c'est bien la problématique du travail sur l'ouvrage qui me pose problème. Je le ressens comme insuffisant et cette intégrale donne l'impression d'avoir été attaquée au pas de charge, sans le nécessaire travail en profondeur, d'où l'impression d'écouter à chaque fois un peu la même symphonie stéréotypée. Ceci laisse une sensation un peu amère d’inachevé.

jardinbaroque

Bonsoir Philippe,
Je ne sais pas si l’on peut dire que le travail de Jos van Immerseel sur les symphonies de Beethoven a été insuffisamment pensé. Je crois, tout au contraire, qu’il l’a peut-être été un peu trop, et que la volonté de faire un sort à chaque intention, réelle ou supposée, du compositeur a finalement abouti au sentiment d’uniformité que vous décrivez et dont je partage le ressenti. Prise une à une, chacune des réalisations apporte son lot de trouvailles intéressantes et peut même être enthousiasmante, notamment grâce aux couleurs déployées par l’orchestre (c’est le cas dans la 6e par exemple). Van Immerseel est un chercheur d’une indéniable intelligence, mais force est de constater que certaines de ses productions tournent vite à la démonstration musicologique (c’est une forme de systématisme qu’il partage avec Harnoncourt) : « voyez le joli son ici », « voyez le beau tempo là », si vous me passez cette familiarité. Il a la chance d’avoir à sa disposition un bel instrument, dont la vivacité et la palette peut faire illusion, mais c’est, surtout en ce qui concerne le premier romantisme allemand, l’esprit qui, à mon sens, lui échappe un peu. En ce sens, ses symphonies de Beethoven sont aussi inégales que ses symphonies de Schubert, à la notable exception de l’Inachevée, à mon sens très réussie. Sa position est l’inverse de celle de Karl Richter, qui, dans Bach, saisissait l’esprit comme bien peu de chefs de sa génération (réécoutons ses Brandebourgeois), mais n’avait pas, hélas, les instruments les plus adéquats pour le traduire.
Quant aux répercussions du travail des chefs issus du baroque sur le répertoire romantique, je crois que personne, si l’on met de côté les critères subjectifs de goût personnel, n’est suffisamment fermé pour les minimiser. Elles ont tout simplement radicalement changé la façon d’aborder ce répertoire, que l’on utilise des instruments dits « d’époque » ou non. Voyez, par exemple et pour ne pas reparler de Paavo Järvi, ce que fait, à la tête d’ensembles modernes, Howard Griffiths dans Spohr et Ries (CPO). On peut, bien entendu, estimer que jouer sans vibrato ou avec le moins de vibrato possible tue l’émotion, mais il existe des enregistrements qui prouvent brillamment le contraire : voyez le magnifique Concerto pour violon de Beethoven par Isabelle Faust (Harmonia Mundi) ou la splendide intégrale des Symphonies de Gade sous la baguette de Christopher Hogwood (Chandos).
Pour ma part, bien qu’amateur, pour des raisons de lisibilité et de couleurs, d’interprétations « sur instruments d’époque », il y a bien longtemps que je ne m’arrête plus, du moins pour le répertoire romantique, à cette querelle des Anciens et des Modernes. Je privilégierai toujours, en termes d’achat, une bonne interprétation sur instruments modernes à une version médiocre avec boyaux et cuivres à perce étroite, à laquelle je ne me réfèrerai que pour des raisons documentaires. Simple question de bon sens, ne trouvez-vous pas ?
Bien à vous.

Philippe Delaide

Cher Jardin Baroque. Au risque d'enfoncer des portes ouvertes, on revient à un thème qui m'est cher à savoir cet ineffable et fondamentale caractéristique que, vous comme moi recherchons, à savoir la musicalité et, finalement, une certaine simplicité / humilité face aux œuvres. Je partage votre agacement sur le côté exagérément démonstratif d'un Van Immerseel (encore plus flagrant sur Ravel avec son Boléro un peu assommant tant il se revendique au plus près des sonorités d'époque tout en perdant au passage la fibre esthétique de cette œuvre) et encore plus quand il s'agit d'un Harnoncourt auto-satisfait. Je dépasse tout comme vous la querelle entre les dits puristes qui veulent revenir aux factures et sonorités d'origine (on pourrait les appeler les post-modernes) et les modernes (qui deviennent une forme d’anciens !) qui passaient tout au crible de l'interprétation romantique avec ses vibratos continus. En bref, on est transporté ou on ne l'est pas, quel que soit la rhétorique, n'est-ce pas ? Merci encore de prendre le temps de poster vos commentaires aussi argumentés.

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