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28 janvier 2007

Commentaires

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DavidLeMarrec

Pour ce qui est de l'affaire audiophile, je peux juste témoigner que les SACD hybrides de CPO sont remarquables de lisibilité et de clarté. Aussi parce que l'orchestre et la prise de son sont, au départ, excellents.

Par exemple le disque consacré à la Première Symphonie de Felix Weingartner, avec le Sinfonieorchester Basel dirigé par Marko Letonja, très impressionnant aussi bien pour l'oeuvre que pour l'exécution musicale et son rendu par la prise de son et le support.

Mais il paraît que les hybrides sonnent bien mieux sur chaîne SACD que sur chaîne CD, où ils peuvent être, selon les cas, légèrement supérieurs ou légèrement inférieurs à un CD standard.

Comme, pour ma part, j'écoute pas mal de choses un peu rares ou un peu vieilles, ça ne m'est pas très important, mais toute une catégorie d'auditeurs y est attachée, c'est vrai.


Pour le reste, les orchestres allemands, la hiérarchie que vous indiquez est en effet l'officielle, mais à titre personnel, j'ai toujours trouvé la NDR plus souple (malgré des cordes moins soyeuses qu'ailleurs) et Leipzig manquant un rien d'arêtes.
J'en profite pour signaler quelques orchestres dont on parle moins et qui sont pourtant d'un excellent niveau, avec quasiment aucun déchet dans leur discographie : le Symphonique de Bamberg et l'orchestre de Francfort-sur-Oder. Ce dernier utilise des modes de jeu à l'ancienne pour un résultat totalement surprenant, avec des verts magnifiques et une distinction parfaite des pupitres. Sa Première Symphonie de Czerny vaut vraiment le détour.

Philippe Delaide

Merci pour ce commentaire très précis et bien utile. Je partage votre point de vue : la prise de son d'origine est déterminante dans la musicalité de la restitution. Les différences de support jouent certes un rôle mais secondaire. Pour les grands orchestres allemands, j'ai pour ma part une grande admiration pour la sonorité charnue, dense et éclatante de la Staatskapelle de Dresde. Je vais rechercher la version de la première symphonie de Czerny que vous me suggérez par l'orchestre de Francfort-sur-Oder. Merci encore pour votre contribution à l'enrichissement de ce site.

DavidLeMarrec

Bonsoir !

Là où j'ai entendu la Staatskapelle de Dresde plus étonnante que jamais est sans doute les seconds Meistersinger de Karajan. Plateau pas extrêmement engagé par rapport au reste de la discographie, mais évidemment de haut niveau. Rien que pour l'orchestre, une aventure, exactement ce que vous dites : "charnu, dense et éclatant". Les récentes prestations symphoniques de Bernard Haitink y étaient également souveraines de ce côté.


Pour Czerny, c'est un disque Signum, un couplage de la Première et de la Cinquième symphonies. Celui avec le concerto pour piano à quatre mains et la Deuxième Symphonie est assez nettement moins intéressant. La langage de Czerny fait assez penser à un Beethoven qui refuserait les ruptures, c'est particulièrement sensible dans le premier mouvement de la Première (ou de son Nonette). Les développements sont évidemment plus faibles. Quant aux scherzi, en symphonique ou en chambre, c'est du Mendelssohn tout craché !
De la très belle musique, qui vaut amplement mieux que sa réputation due aux Etudes que l'on sait.

De surcroît, l'interprétation de Nikos Athinäos et de l'orchestre de Francfort-sur-Oder surprend en tant que telle. Vraiment un mode de jeu "historiquement informé" et surtout intelligemment employé. On retrouve un peu les couleurs de Jos van Immerseel dans Liszt, mais avec un legato et un fondu infiniment supérieurs dans ce Czerny.

Merci pour votre accueil.

Philippe Delaide

> DavidLeMarrec. Merci encore pour vos précieux commentaires. Il n'y a plus qu'à partir à la chasse aux raretés ! Si on retrouve les couleurs de Jos van Immerseel, c'est d'autant plus alléchant. Ce chef imprime une belle tonicité à tout ce qu'il aborde.

DavidLeMarrec

Je suis moins convaincu par ses Schubert, un peu plus atones, c'est pourquoi j'évoquais ses Liszt, avec ces couleurs invraisemblablement neuves. Athinäos fait ce genre de chose pour Czerny, avec plus de liant. (Prise de son assez réverbérée, également.)

Philippe Delaide

Pour moi, la découverte (tardive) de Jos van Immerseel a été surtout sur la 39ème symphonie en mi bémol majeur de Mozart. Un sacré coup de décapant !

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