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  • Goyescas d'Enrique Granados - Air de la complainte ou la jeune fille et le rossignol
    Embarquement pour Cythère - Le mouvement d'une sonate ou d'un concerto, l'aria d'un opéra, d'une cantate ou bien tout simplement un morceau de musique qui se suffit à lui-même... ... autant de pièces favorites de musique à emporter sur l'Isle Joyeuse...

22 avril 2008

Les 50 ans d'Harmonia Mundi

50_ans_harmonia_mundi_3 Le label et réseau de distribution Harmonia Mundi fête cette année ses 50 ans. Je dois avouer que c'est, entre autres, grâce à cet éditeur que mon éducation musicale a pu se développer depuis plus de vingt ans. Le succès de ce label dans un contexte où la presse ne cesse de se lamenter sur le déclin du disque classique est un très beau contre-exemple. Leur force est incontestablement d'avoir su maintenir une vraie ligne éditoriale, cohérente, rigoureuse et sans compromis. Leur succès tient aussi de la pertinence de leur vision sur la distribution du disque (avec l'ouverture de boutiques Harmonia Mundi bien placées et gérées par du personnel compétent). Ce qui asphyxie en effet le CD classique, ce n'est pas tant le manque de consistance de grands éditeurs que l'effondrement du réseau de distribution. Le livre a quant à lui toujours bénéficié d'un réseau historique de libraires, bien maillé, compétent et de proximité avec les effets bénéfiques du prix unique du livre et d'une TVA à 5,5% (au lieu de 19,6% pour le disque).

Pour fêter son cinquantenaire, le label a édité un coffret de 30 CDs regroupant une sélection de "50 chefs d'oeuvre" qu'il a édité, avec des interprètes d'exception.

Lien direct vers le site du label et la page consacrée à cet anniversaire.

Je vous renvoie également à l'enquête du Figaro daté du 21 avril et à l'interview de Bernard Coutaz, fondateur d'Harmonia Mundi.

Longue vie à ce label prestigieux !

10 avril 2008

Karajan.... encore et encore

Karajan1Vous n'avez pas besoin du Poisson Rêveur pour vous apercevoir que l'on fête les 100 ans de la naissance d'un des plus grands chefs d'orchestre du vingtième siècle.

Pourquoi ne pas avouer que ce sont ses interprétations qui m'ont initié au classique (notamment la fameuse sérénade pour cordes en do majeur de Tchaikovski avec le Philharmonique de Berlin chez DG, qui doit être ma première pièce de musique classique écoutée au disque, je devais avoir 7 ou 8 ans).

Pour changer de la surenchère de rééditions de toutes sortes martelées par les "majors", je vous propose ce lien vers le premier mouvement de la 6ème Symphonie de Tchaikovski tirée du site youtube.com, avec le maître dirigeant le Philharmonique de Berlin. Colossal et épique à souhait. Avec la 5ème, cette symphonie aura toujours constitué une des pièces de prédilection d'Herbert van Karajan.

Comme toujours avec le maître soucieux de son apparence et de sa gestuelle, cette vidéo est autant à observer qu'à écouter.

12 mars 2008

Disparition de Giuseppe di Stefano

Di_stefanoLa disparition de Giuseppe di Stefano le 3 mars dernier est passée quasi-inaperçue. Ce ténor italien, au timbre clair et éclatant est l'un des grands interprètes du bel canto et qui ont été au sommet de leur carrière avec le développement du microsillon. Il a été incontestablement un modèle pour Luciano Pavarotti.

Je garde un souvenir inoubliable de son interprétation dans Aïda de Verdi (cf. note du 24 janvier 2008).

Le site pêcheur de perles rend un bel hommage à ce ténor exceptionnel avec la possibilité d'écouter des extraits et de visionner le chanteur sur youtube ainsi que de consulter la couverture de presse liée à sa disparition.

08 janvier 2008

40 ans de l'Orchestre de Paris

A force de ne plus regarder la newsletter que je reçois de l'OP, je finis bêtement par passer à côté de son site, assez bien fait, et qui, à l'occasion de ses 40 ans fêtés autour de Noël, s'est enrichi d'archives audio et vidéo à découvrir.

Un merci au passage au blog "The Djac Baweur Attitude" pour avoir fait une note intéressante sur ce sujet.

Dès la page d'accueil, vous pourrez visionner une vidéo réalisée par Christian Labrande et Frédéric Delesques ont réalisé un film à partir d’archives de l’Ina et retraçant les grandes étapes de cet orchestre depuis sa création en 1967.

Contrebasses_op_2 Une autre page du site propose des vidéos archives de l'INA, comme une instructive répétition de la 9ème Symphonie de Dvorák en 1980 par un Karl Böhm, chef invité, quelquefois à la limite de la crise de nerfs... Il avoue qu'un chef doit parfois être un "dompteur".

Il est également possible d'écouter des concerts dans leur intégralité comme une autre célèbre 9ème symphonie (celle de Schubert) inteprétée par l'immense Carlo Maria Giulini, autre chef invité. A titre personnel, je pense que cette version n'égale pas celle, sublime, de Gunter Wänd à la tête du Philharmonique de Berlin, mais elle est tout même remarquable grâce au lyrisme et au sens du "cantabile" dont Giulini avait le secret.

Je recommande fortement de visiter ce site et de s'attarder sur ses archives passionnantes.

L'OP n'est certainement pas l'une des plus grandes phalanges au monde mais un orchestre qui a su tout de même évoluer à un assez haut niveau malgré la tumultueuse série de chefs attitrés qui s'est étendue sur les vingt dernières années.

Lien direct vers la page d'accueil du site qui figure de toute façon dans la colonne de gauche "Interprètes - Ensembles vocaux et instrumentaux".

06 septembre 2007

Luciano Pavarotti : la voix rayonnante

Je ne vous apprendrai rien en vous informant de la mort, ce matin, de Luciano Pavarotti.

Le Bel Canto ne fait pas partie du répertoire que j'écoute le plus. En conséquence, je n'ai jamais vraiment suivi cet immense interprète aussi fidèlement que tant d'autres. D'ailleurs, contrairement aux idées reçues, son répertoire impressionnant ne se cantonnait absolument pas à Verdi, Puccini ou Donizetti.

Ce qui m'a toujours marqué chez ce ténor c'est le caractère si lumineux de son timbre. Sa voix était rayonnante mais sans éclat excessif et d'une extrême douceur. Son sens de la musicalité était bien entendu prodigieux.

En même temps, il était quelque part assez baroque, au sens noble du terme car il savait briser quelques barrières et conventions au risque d'irriter les amateurs les plus conservateurs. Il a su en tout cas toucher un public extrêmement large tout en conservant les exigences les plus fortes de son art.

Fait révélateur : quand on tape Pavarotti sur Google ce soir 6 septembre, 12h après sa mort, le premier lien qui apparaît est celui vers un article de www.gala.fr...

Ci-dessus, l'un des airs les plus fameux de Tosca "E Lucevan le stelle" (Et brillèrent les étoiles) où je trouve que Luciano Pavarotti est presqu'aussi poignant que le légendaire Gisueppe di Stefano auquel je voue une admiration qui ne s'est jamais éteinte.

09 juillet 2007

Régine Crespin : la voix de velour

La presse a largement couvert la mort, le 5 juillet dernier, de Régine Crespin, l'une des plus grandesCrespin_rgine_2 cantatrices françaises, à l'âge de 80 ans.

La Radio Suisse Romande, avec sa chaîne Espace 2, avait dédié début juin une série sur Régine Crespin dans  l'émission "D'un air entendu" de Daniel Robellaz, sous le titre "Régine Crespin, la voix de velour".

Lien direct vers les archives de cette émission où vous pourrez écouter des extraits nombreux et variés des différentes interprétations d'une des grandes voix du XXème siècle.

28 avril 2007

Disparition de Mstislav Rostropovitch

Rostropovitch1 La presse a déjà abondamment couvert la disparition de Mstislav Rostropovitch depuis hier. Cette note n'est qu'une très modeste contribution. Des articles bien plus pertinents paraîtront sans doute dans les jours qui viennent.

Cette immense personnalité, qui faisait corps avec son violoncelle, interprétait avec ce dernier les chants les plus profonds et les plus humains que l'on pouvait imaginer. Le timbre du violoncelle de "Rostro" (vous me pardonnerez cette petite familiarité partagée entre tous les mélomanes depuis trente ans), cette voix unique et vibrante, resteront certainement à jamais gravés dans nos mémoires.

Petit renvoi vers la note du 2 janvier à propos de la superbe interprétation du concerto en ut majeur de Joseph Haydn.

Lien direct vers l'article du Monde.

22 septembre 2006

Disparition d'Armin Jordan

Armin Jordan est décédé mardi soir 19 septembre à Bâle. Chef d'une humilité rare, extrêmement respectueux de ses musiciens, il se plaisait à dire à quel point le terme français de "Chef" d'orchestre correspondait le moins à sa philosophie (cf. rediffusion d'une interview émouvante sur France Musique mercredi soir). Il a servi admirablement la musique orchestrale française qui, à cheval sur deux siècles (XIXème / XXème), a été à l'apogée de l'expression poétique et impressionniste.

Jordan_armin

A titre d'exemple, ce très beau disque avec Felicity Lott sur des poèmes symphoniques de Chausson, de Ravel (le fameux Shéhérazade, enregistré également par Pierre Boulez avec Anne-Sophie Von Otter chez DG il y a deux ans) et surtout les mélodies d'Henri Duparc, sur des poèmes de Charles Baudelaire et Jean Lahor.

Ces oeuvres, qui ne sont pas forcément d'un accès facile (risque de perception d'une tonalité générale un peu surannée, très XIXème siècle...), ont en fait une réelle puissance expressive.  Jordan, avec la douceur un peu nonchalante qu'il imprime à l'Orchestre de la Suisse Romande, accompagne une Felicity Lott rayonnante pour nous inviter au voyage...

Avec son phrasé parfait, Dame Felicity Lott met complètement en lumière à quel point Duparc maîtrisait l'art de la prosodie (la fluidité de la musique s'intègre parfaitement avec cette sorte de continuum qu'est le phrasé du français, privé d'accents toniques...).

Comme le suggère le titre de l'album, "Invitation au voyage"... Merci encore à Armin Jordan de nous avoir révélé toute la richesse picturale que suggèrent ces oeuvres.

Lott_jordan_chausson_duparc

Chausson, Ravel, Duparc - Felecity Lott - Armin Jordan - Orchestre de la Suisse Romande - Label aeon.

05 septembre 2006

Disparition d'Elizabeth Schwarzkopf

Le temps passe... les priorités changent...

Elizabeth Schwartzkopf, une des quelques sopranos du siècle, s'est éteinte le 3 août dans la plus totale indifférence des médias (comme pour Carlo Maria Giulini il y a quelques mois...).

L'incarnation idéale de Fiordiligi de Cosi ou de la Comtesse des Noces est partie couverte par le tumulte des bombardements de l'actualité estivale de 2006...

Giulini et Schwarzkopf qui nous quittent à quelques mois d'intervalle, quel message !

Ce sont deux êtres qui nous ont donné avec toute leur rigueur, leur force, leur sens exceptionnel du chant, de nouvelles émotions en pénétrant le mystère des opéras mozartiens.

En guise de modeste hommage, un disque extrêmement émouvant, suite de chants d'un monde perdu, de ténèbres et de pleurs... (ex : les quatre derniers lieders opus posthume de R. Strauss - pistes 1 à 4, particulièrement "Im Abendrot").

Strauss_schwarzkopfLien avec l'annonce quasi-laconique de FR2.

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