Blog sélectionné par Best Of the Blogs 2007

  • THE BOBs
Blog powered by TypePad

Concerts du jour sur :

Web TV : concerts

D'autres horizons

Sélection discographique : musique vocale sacrée

Interprètes - Ensembles vocaux et instrumentaux

Sélection discographique : oratorios - opéras

Une voix - un disque

Au chapitre

Morceaux choisis

  • Goyescas d'Enrique Granados - Air de la complainte ou la jeune fille et le rossignol
    Embarquement pour Cythère - Le mouvement d'une sonate ou d'un concerto, l'aria d'un opéra, d'une cantate ou bien tout simplement un morceau de musique qui se suffit à lui-même... ... autant de pièces favorites de musique à emporter sur l'Isle Joyeuse...

« février 2008 | Accueil | avril 2008 »

30 mars 2008

Pourquoi dévisager Bach et Mozart ?

Deux anecdotes récentes sont révélatrices de cette obsession de vouloir absolument donner un vrai visage à des défunts dont l'histoire nous a révélé de multiples facettes, toutes aussi insaisissables les unes que les autres.

Bach_reconstituLa première est relative à cette expérience incongrue d'une anthropologue écossaise de l'Université de Dundee (que ne ferait-on pas pour se faire remarquer dans la compétition effrénée à laquelle se livre le monde universitaire "mondialisé"...). Celle-ci a tenté de modéliser le visage de Jean-Sebastien Bach via une méthode anthropométrique élaborée permettant de reconstituer la structure crânienne et les tissus musculaires.

C'est vraiment confondant de voir comment, avec un tel concentré de technologie et de nombreuses années d'études supérieures on peut obtenir un résultat aussi hideux et inexpressif.

Si le coeur vous en dit, vous pouvez consulter les articles du Figaro et du Monde du 5 mars dernier à ce sujet.

La seconde anecdote, presque du même acabit, concerne le fait que l'on ait retrouvé un nouveau portrait de Mozart. Le Royaume Uni sévit encore, cette fois avec un expert du King's College qui aurait authentifié un portrait du compositeur que possédait un particulier américain depuis 2005. Ce tableau appartenait auparavant aux héritiers de Johann Lorenz Hagenauer, ami du père de Mozart. Quand on regarde attentivement ce portrait représentant Mozart de profil, on a du mal à croire que cet individu figé et triste, à la posture digne d'un médaillon, nous révèle un des compositeurs les plus pétillants et brillants de l'histoire de la musique. Surtout, il s'agit d'un nouveau portrait, présentant un visage encore différent et qui confirme à quel point notre génie salzbourgeois se défile pour le plus grand bonheur de ceux et celles qui aiment faire travailler leur imagination.

En effet, je ne sais pas si vous avez remarqué, on dispose d'une bonne petite dizaine de portraits de Mozart et chacun n'a partiquement aucune parenté avec les autres, si bien qu'il en devient impossible d'imaginer le véritable visage de Mozart. Et je trouve que c'est très bien ainsi.

Je vous renvoie aux articles du Monde de la Musique et de classicnews.com au sujet de ce portrait.

NB : désolé de ne pouvoir vous présenter ce portrait dans la note, Typepad s'obstine à ne pas faire apparaître la vignette JPEG quand la note est enregistrée...

Je trouve que le mieux est surtout d'écouter la musique de ces deux maîtres, et je vous propose le lien direct vers un concert de 2001 disponible AVRO KLASSIEK regroupant des pièces de JS Bach et WA Mozart : de JS Bach: le Concerto en ut majeur pour flûte, hautbois et violon (BWV 1064) - WA Mozart: la Symphonie N°36 en ut majeur, KV425 'Linzer' (par le Radio Kamerorkest sous la direction de Ton Koopman - Jacques Zoon, flûte- Bart Schneemann, hautbois - Elisabeth Perry, violon.

Bonne écoute !

27 mars 2008

Musicovery : un autre site "communautaire"

Musicovery, en complément de Last.fm (cf. note du 7 janvier 2007), propose l'écoute et la sélection de titres classiques selon une matrice digne d'un chef de produit qui élabore son Marketing Mix : vous disposez de quatre axes sous la thématique "Ambiance" : Energique, Calme, Dark et Positif.

Sur le rock, la variété ou le pop, pourquoi pas. Sur le classique (oui, la rubrique existe !), c'est plutôt décoiffant.

Musicovery_1L'interface utilisateur fixe déjà la tonalité : le choix d'un des axes (ex : Dark) fait apparaître une série de morceaux de compositeurs rattachés un peu comme des molécules organiques ou des réseaux neurones (le visuel fait assez psychédélique). Le déplacement de la souris sur chacune des cellules permet de visualiser un détail sur l'oeuvre et l'interprète avec parfois un lien direct par exemple vers Amazon pour faire l'acquisition du disque.

Dans le genre "Dark" le site nous restitue : la sonate pour piano appassionata de Beethoven, Carmina Burana de Carlo Orff, les études et tableaux opus 39 de Rachmaninov, la Passion selon Saint-Matthieu de JS Bach et... pas mal de Chopin.

Dans le genre "Positif", on a droit aux Brandebourgeois de Bach (bien vu), à la 4ème symphonie de Schumann (?) ou l'apprenti sorcier de Dukas (merci Mickey). Pratiquement pas de Mozart !!!

Dans le genre "Energique", le site nous révèle : le Requiem de Verdi (c'est le moins que l'on puisse dire), pas mal de Mozart (ah ! quand même !), et... Carmina Burana de Carl Orff : comme quoi on peut être "Dark" et "Energique".

Enfin, dans le genre "Calme", on nous sert : un nocturne de Chopin, des gnossiennes de Satie, l'intermezzo opus 118 N°2 de Brahms (un "faux calme" !).

Il faut savoir qu'à chaque fois que l'on clique à nouveau sur un même axe, les algorithmes certainement très élaborés trouvent le moyen de restituer des structures "organico-musicales" différentes.

Enfin, à noter l'apparition fréquente d'André Rieu. On peut ainsi associer au kitsch visuel du site, celui de la musique sélectionnée. C'est fou comme on peut personnaliser son univers musical grâce à Internet et ce dans la plus grande des déstructurations. Je vous laisse vous faire votre opinion.

Lien direct vers le site.

25 mars 2008

Festival de Romans : votez Poisson Rêveur

VoteEn cette période post-électorale, je me permets de faire appel aux votes d'internautes pour le Poisson Rêveur sur un tout autre scrutin. Il s'agit du Festival de Romans qui regroupe plus de 1 000 sites qui ont remis leur candidature pour l'Edition 2008.

Lien direct vers le vote si vous voulez soutenir le Poisson Rêveur.

Pour rappel, une bannière sur le Festival de Romans est également à votre disposition sur la colonne de droite du blog si vous voulez en savoir plus sur ce Festival de l'Expression sur Internet.

Je crois savoir que vous avez jusqu'au 31 mars pour voter. Merci d'avance pour votre soutien.

21 mars 2008

Une Passion intériorisée

Concert mercredi 19 mars à l'Eglise Saint-Roch. Au programme, la Passion selon Saint-Jean de JS Bach. Pierre Cao dirige l'Orchestre du Concert Lorrain et le Choeur Arsys Bourgogne. Christoph Prégardien interprète l'évangéliste, Andreas Pruys, le Christ et Peter Kooij, Ponce Pilate. Robin Blaze et Katharine Fuge interviennent respectivement sur les registres d'alto et de soprano.

Je voue pour ma part une admiration sans borne pour cette Passion qui, finalement, me touche plus que celle selon Saint Matthieu. Moins puissante et dense, que cette dernière, elle est toutefois plus lumineuse, moins austère et le choeur y joue un rôle plus important.

La version que Pierre Cao nous a délivrée mercredi est dans la veine d'un Kuijken avec le parti pris d'une grande intériorité, d'un certain intimisme. Ceci est largement facilité par l'existence dans cette Passion d'un choeur unique, donc moins ample, et d'une instrumentation plus réduite que dans la Passion selon Saint-Matthieu.

Cette version a surtout été dominée de façon indéniable par un Christophe Prégardien très en forme et qui est passé maître dans se rôle d'évangéliste. Diction parfaite, phrasé impeccable, il nous fait littéralement vivre cet évangile avec vigueur et densité. Il est proprement extraordinaire.

Cao_3Les autres solistes ont de facto fait pâle figure. Andreas Pruys incarnait un Christ très retenu et exagérément hiératique (quel contraste avec le timbre émouvant d'un Matthias Goerne dans la version de la Passion selon Saint-Matthieu enregistré récemment par Harnoncourt). Quant à Peter Kooij, il frôlait l'inaudible et son Ponce Pilate n'était guère effrayant.

Les voix devant incarner cette transcendance divine si bien écrite par le Cantor ont honorablement tenu leurs rôles. Robin Blaze était conforme à lui-même, comme dans ses nombreuses interprétations des cantates de JS Bach avec Maaki Suzuki. Appliqué, précis, mais avec ses limites habituelles un peu irritantes sur les aigues. Katharine Fuge a été excellente dans la seconde aria de la soprano ("Zerfliesse, mein Herze"), aria d'ailleurs splendide. Je l'ai trouvée aussi convaincante que sur la Trauer Ode enregistrée récemment avec Philippe Pierlot (cf. note du 12 mai 2007).

Le Choeur Arsys Bourgogne est excellent et dégage un magnétisme étonnant. Sa précision et sa présence ont largement contribué à la beauté de ce concert.

Beau concert donc, sous le signe indéniable de la méditation et où la fougue de cette Passion qui précède la grande Passion selon Saint-Matthieu reste sous contrôle.

Pour la première fois de ma vie de mélomane, j'ai assisté mercredi à cette expérience sidérante, à  savoir, "l'interdiction" d'applaudir parce que le concert se déroulait durant la semaine Sainte.  Cette instruction placardée sur les piliers de l'église dans un style plutôt anguleux a bien contribué au refroidissement de l'atmosphère. Pour que je sache, la Passion n'était pas donnée dans le cadre d'un Office et il s'agissait d'un concert public, donné par Philippe Maillard Productions et non organisé par une congrégation religieuse...

20 mars 2008

La 5ème de Bruckner par Herreweghe (suite)

Herreweghe2Pour faire suite à la note du 18 février 2007 sur le concert donné le 17 février par l'Orchestre des Champs-Elysées à Pleyel, sous la direction de Philippe Herreweghe, je viens enfin de découvrir à quelle date ce concert était diffusé sur France Musique.

La date est le lundi 24 mars à 20h00 (lundi de Pâques). Concert chaudement recommandé.

Missa Cuiusvis Toni de Johannes Ockeghem

L'ensemble Musica Nova vient de relever le défi d'enregistrer, pour le label Aeon, la Missa Cuiusvis Toni de Johannes Ockeghem.

Le maître flamand de la musique sacrée polyphonique a écrit là l'un des chefs d'oeuvres les plus troublants de ce répertoire. Il a décliné la même messe, donc chacun des cinq thèmes de la messe associés aux offices du Kyrie à l'Agnus Dei, sur quatre tonalités différentes : ré, fa, mi et sol.

Les quatres variantes de cette messe nous sont restituées dans un même disque pour la première fois. L'effet de chaque tonalité fait que la même messe appraraît alors avec des couleurs et un climat assez différents et cet exrcice se révèle être, dans le domaine de la composition polyphonique, une prouesse vertigineuse.

Missa_cuiusivis_toni_ockeghem_2L'adaptation à chaque tonalité n'est pas sans obstacles techniques pour les chanteurs (ex : changements dans les repères harmoniques...) et l'ensemble Musica Nova surmonte admirablement ces difficultés. Il restitue la pureté de chacune de ces messes de façon exemplaire, avec une corpus vocal de huit vois (deux sur chaque registre : basse, ténor, contraténor et soprano (cantus)).

Ma préférence reste pour la première version en ré, que je trouve plus lumineuse.

L'écriture de Johannes Ockegheim, qui a considérablement influencé les compositeurs français et flamands de la même époque, se révèle aérienne et élancée. Contrairement aux ruptures harmoniques, rythmiques ou dissonances que tenteront des Roland de Lassus ou Nicolas Gombert, voire Josquin Desprez, Johannes Ockeghem maintient des lignes vocales très homogènes et révèle ainsi un chant d'une certaine densité et de grande portée avec des harmonies de toute beauté.

Chacune de ces messes est un chef d'oeuvre.

Sur la complexité de l'exercice de déclinaison sur quatre tons, je vous renvoie à l'excellent livret qui accompagne le disque et rédigé par Gérard Geay.

Missa Cuiusvis Toni - Johannes Ockeghem - Ensemble vocal Musica Nova - label Aeon.

17 mars 2008

6 choses sans importance

Pour répondre favorablement au tag du Klariscope, 6 choses sans importance dans la vie d'un Poisson Rêveur :

  1. J'ai cassé mes lunettes le 18, décembre 30' avant un concert à Pleyel (cantates de Bach par Harnoncourt) : je suis très peu myope mais pensais que sans lunettes on entendait mieux. Faux dans mon cas. Je suis rentré en voiture du concert en ayant préalablement réparé mes lunettes avec un chewing gum Hollywood à la chlorophylle. Odorant, glauque et collant mais efficace.
  2. Je suis passé avec ma petite famille il y a trois ans au journal de 20 heures sur TF1 alors que nous étions aux Folles Journées de Nantes dédiées à Beethoven. Deux journalistes très sympas nous ont suivis, filmés et ont fait un reportage de 3 minutes. Ils ont dit que c'était pour le journal de 20h. On n'y croyait pas. Se faire présenter à l'antenne par Claire Chazal, ça fait tout drôle.
  3. Ma tonalité préférée en le si bémol majeur. Grave Docteur ?
  4. Je chante faux comme une vraie casserole et en suis fier (visiblement comme Klari)... même en si bémol majeur.
  5. Tiens, Schumann m'énerve aussi, ou plutôt, m'ennuie (exception : le concerto pour piano et une ou deux symphonies - les pièces pour piano me rendent neurasthénique).
  6. Lorin Maazel m'énerve au plus haut point (sans importance en effet mais ça fait du bien de le dire).

Tiens, si je taguais le Monde Bra ?Tags_1_3

Bien à vous.

16 mars 2008

Hommage d'un poisson au Chat

Le_chat_piano_3Pour les 25 ans du CHAT de Philippe Geluck, le Poisson Rêveur se permet ce petit clin d'oeil aux pensées profondes de notre gros félidé préféré sur... la musique ou les instruments de musique (notamment l'irrésistible chute imprévisible d'un piano digne de Tex Avery). Copyright Philippe Geluck pour ce dessin que j'ai gardé et qu'un ami m'avait découpé sur Nice Matin. Je suis sûr que l'on me pardonnera cette diffusion sans l'accord des intéressés.

Sinon, il y a ces citations édifiantes du Chat : "Mozart, c'est un génie absolu... sans plus" ou "Au fond la musique, si on la prend note par note... c'est assez nul". Je vous laisse méditer...

Sinon, je vous conseille chaudement le numéro spécial de Télérama chez votre marchand de journaux.

Un hommage d'un poisson à un chat, cela ne court pas les rues... et désolé pour la qualité du scan.

12 mars 2008

Disparition de Giuseppe di Stefano

Di_stefanoLa disparition de Giuseppe di Stefano le 3 mars dernier est passée quasi-inaperçue. Ce ténor italien, au timbre clair et éclatant est l'un des grands interprètes du bel canto et qui ont été au sommet de leur carrière avec le développement du microsillon. Il a été incontestablement un modèle pour Luciano Pavarotti.

Je garde un souvenir inoubliable de son interprétation dans Aïda de Verdi (cf. note du 24 janvier 2008).

Le site pêcheur de perles rend un bel hommage à ce ténor exceptionnel avec la possibilité d'écouter des extraits et de visionner le chanteur sur youtube ainsi que de consulter la couverture de presse liée à sa disparition.

10 mars 2008

La petite révolution madrigale du Vème Livre de Monteverdi

Je n'avais pas encore eu l'occasion d'évoquer dans une note toute l'admiration que je porte au travail minutieux et pertinent de La Venexiana sur les madrigaux de Monteverdi.

L'ensemble vocal italien continue se patiente constitution d'une intégrale de ces chefs d'oeuvre du maître de Mantoue. La récente sortie de l'enregistrement du Vème Livre mérite que l'on s'y attarde tout particulièrement. D'abord parce que dans le corpus complet des madrigaux de Monteverdi, ce Vème Livre tient une place charnière. Il initie en effet la seconde pratique, à savoir une suggestion encore plus évidente des affects et de ce qui constituera les bases de l'art lyrique moderne. Ensuite, parce que l'ensemble La Venexiana confirme sa finesse d'interprétation, la plasticité extraordinaire de son chant, et surtout une unité presque parfaite. Ils privilégient la pureté de la ligne et ce parti pris est tout à fait défendable.

Si on a été habitué au style plus impétueux et théâtral imprimé dix ans plus tôt par Rinaldo Alessandrini avec son ensemble Concerto Italiano, on est surpris par la retenue apparente de La Venexiana (dont les piliers sont justement des anciens du... Concerto Italiano).

Monteverdi_vme_livre_de_madrigaux Pour ma part, j'adhère plus au projet de La Venexiana, tout au moins pour les Madrigaux jusqu'au VIIème Livre. Leur approche apparaît malheureusement comme trop distanciée et froide sur les madrigaux d'amour et de guerre (VIIIème Livre) qui ont, quant à eux, presque totalement basculé dans le monde théâtrale. Je préfère la version de Jordi Savall ou de Gabriel Garrido.

Pour revenir au Vème Livre, on notera la beauté des timbres et la finesse de rendu des nuances harmoniques sur des chefs d'oeuvres comme le Cruda Amarilla d'introduction, Era l'anima mia ou le fascinant M'è più dolce il penar per Amailli.

Enfin, sur la plus célèbre pièce, avec accompagnement instrumental et basse continue (c'est bien Monteverdi qui a initié l'orchestration sur les madrigaux), à savoir le fameux Questi vaghi concenti, l'équilibre entre ensemble vocal et accompagnement instrumental est parfait et d'un raffinement rare.

A souligner également la qualité d'enregistrement du label Glossa et la présentation soignée du livret (comme cet éditeur sait toujours bien le faire).

Monteverdi - Quinto Libro dei Madrigali - 1605 - Ensemble La Venexiana - label Glossa.

07 mars 2008

Morceau choisi N°13 : Grande valse brillante de Chopin opus 34 N°2

Après maintenant 5 ans et demi de piano, ma chère professeur Pascale, m'a proposé de m'atteler à une pièce de Frédéric Chopin. Nous avons fait notre choix sur l'une des très belles valses qu'il a composées, la Grande valse brillante opus 34 N°2 en la mineur, dédiée à la Baronne d'Ivry.

Chopin_grande_valse_op_34_n2_2 La photo ci-jointe de ma partition démontre à quel point je dois en découdre.

Cette valse est indéniablement mélancolique et attachante et le plus difficile est finalement de tenir sur la durée.

Les efforts sont récompensés avec un plaisir indéniable lorsqu'on la joue avec ses belles harmonies. C'est bien une valse "noble et sentimentale" pour reprendre une expression célèbre.

Vous pouvez vous rendre sur pianosociety.com pour écouter cette valse interprétée par un pianiste allemand, amateur confirmé, nommé Harald Vetter et / ou télécharger la partition sur le site freescore.com.

La plus belle version que je connaisse est celle d'Evgeny Kissin d'un raffinement assez unique et téléchargeable depuis le site virginmega.fr (ou bien sur iTunes).

03 mars 2008

Concert du New York Philharmonic en Corée du Nord sur medici.tv

La chaîne TV Web Medici-arts diffuse sur Internet un concert très singulier : celui donné par l'Orchestre Philharmonique de New York à Pyongyang en Corée du Nord, sous la Direction de Lorin Maazel. Passons les qualités de direction d'orchestre de ce chef dont le succès m'a toujours dépassé pour saluer au moins son audace.

Maazel_2Ce concert a en effet été assez décrié par une partie de la presse américaine qui voyait là un acte d'alignement à l'égard d'un des derniers bastions du communisme.

Au programme : ouverture du concert avec respectivement les hymnes de Corée du Nord et des Etats-Unis, puis, l'Ouverture du 3ème acte de Lohengrin de Wagner, la 9ème Symphonie de Dvorak et Un American à Paris de Gershwin.

Même si je ne comprends toujours pas ce que l'on trouve à Lorin Maazel, ce concert est tout de même instructif pour son contexte singulier et se laisse entendre.

Lien direct vers le site medici.tv pour visionner ce concert en HD.

Pour plus d'informations, article du Figaro du 27 février dernier ainsi que dans le New York Times.

Possibilité également de visionner l'album du New York Philharmonic Asian Tour.

Nb : merci à RCO pour son commentaire sur le blog et qui nous a informé de cette diffusion.