Blog sélectionné par Best Of the Blogs 2007

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31 décembre 2007

Plus de 45 webradios classiques européennes

Carte_europe_3 classicalwebcast.com est un site agrégateur de plus de 45 webradios classiques européennes. On retrouvera certaines des radios que j'ai déjà mentionnées et référencées dans le blog plus un nombre impressionnant d'autres stations.

A noter dans la liste, Radio 4, la principale station de musique classique néerlandaise avec Avro Klassiek. La qualité de retransmission en 64k est excellente.

Lien direct vers le player. Lien vers le portail de Radio 4.

Sinon, je suis sûr que vous trouverez votre bonheur.

28 décembre 2007

Thomas Hampson chante Mahler sur Arte

La chaîne Arte diffuse samedi 29 décembre à 19h un concert qui devrait être d'excellent niveau.

Il s'agit de la retransmission du concert donné cette année par le baryton américain Thomas Hampson, accompagné par Mariss Jansons à la tête du Concertgebouw d'Amsterdam.

Hampson_2_2Thomas Hampson interprète la série de Lieder "eines fahrenden Gesellen" de Gustav Mahler. Dans la note du 24 septembre 2007, j'avais souligné à quel point ses interprétations d'une série de Lieder de Mahler, en compagnie de Leonard Bernstein, étaient inspirées et poignantes.  Thomas Hampson, depuis le grand Fischer-Dieskau, est certainement l'un des interprètes actuels les plus marquants sur ce répertoire.

La 8ème symphonie d'Antonin Dvořák fait aussi partie du programme.

Lien direct vers la description du concert sur le site arte.tv.

27 décembre 2007

L'art et la méthode

Piaon4Nathalie, professeur de piano à Paris, m'a laissé un commentaire me mentionnant le blog qu'elle a créé et qui recense un nombre impressionnant de méthodes de piano qu'elle a testées.

Près de 80 méthodes sont listées par ordre alphabétique et font l'objet, pour quasiment toutes, d'une brève appréciation permettant de se faire déjà une idée de chaque recueil.

Ce catalogue raisonné peut être particulièrement précieux, tant pour le pianiste amateur que pour les professeurs de piano. L'intérêt du blog est de permettre également l'échange sur les différentes méthodes recensées contribuant ainsi à enrichir les retours d'expérience.

Lien direct vers le blog (piano.iciblog.com).

Ce lien a également été ajouté à la colonne de gauche du poisson rêveur dans la catégorie "Projets Musicaux - Cours de musique - Stages".

26 décembre 2007

Les cinq glorieuses

Je ne résiste pas au plaisir de vous proposer de partager mon émotion sur l'un de mes cadeaux de Noël musicaux : le coffret de DVDs consacré aux cinq premières années de Claudio Abbado à la tête de l'Orchestre de Lucerne.

Dvd_abbado_lucerne_5_premires_ann_2 En co-production avec Arte, l'éditeur EuroArts a eu la belle idée de proposer une sélection de concerts parmi les plus marquants que le chef italien ait enregistré depuis qu'il dirige l'Orchestre de Lucerne (sur les cinq premières années tout au moins).

Claudio Abbado a hissé cet ensemble orchestral à un niveau exceptionnel et parmi ces cinq DVDs, figurent non seulement la sublime version de la Mer de Debussy (cf. note du 2 octobre 2006), mais également les 5ème et 6ème symphonies de Mahler, la 7ème de Bruckner et rien moins que le 3ème concerto pour piano de Beethoven avec Alfred Brendel comme le 4ème avec Maurizio Pollini.

Ce coffret permet de découvrir comment Claudio Abbado, après avoir surmonté l'épreuve de la maladie,  s'est emparé de ces oeuvres en y apportant un souffle apollinien. Sous sa baguette, les symphonies de Mahler s'inscrivent sous le signe de la lumière et le chef fait ressortir des sonorités d'une beauté saisissante.

A se procurer d'urgence !

Lien direct vers le site EuroArts pour plus de détails.

Lien direct vers la bande annonce ("trailer") du DVD tiré également du site.

24 décembre 2007

Noël raconté par Heinrich Schütz

Pour changer un peu du Messie de Haendel et des Oratorios de Noël de JS Bach, je vous propose, si vous ne la connaissez pas encore, la version qu'Heinrich Schütz avait écrite de l'Histoire de la nativité (Weihnachts-Historie - SWV 435).

Weihnacht_historie_schtzUne très belle version enregistrée par René Jacobs et le Concerto Vocale en 1990, permet d'apprécier le parti pri intimiste et profondément humain de la musique sacrée écrite par Heinrich Schütz.

Les interprètes d'un excellent niveau nous plongent pour une trentaine de minute dans une des plus belles histoires de la nativité qu'il nous ait été permis d'écouter.

Cet oratorio émouvant par sa simplicité et la sincérité de son chant, est couplé avec quelques concerts spirituels qui font partie de ces petites merveilles que le compositeur allemand a également écrites.

Lien direct vers le détail du disque sur le site d'Harmonia Mundi.

Bonne écoute et joyeux Noël !

Weihnachts-Historie - Heinrich Schütz - Concerto Vocale - direction René Jacobs - label Harmonia Mundi.

22 décembre 2007

Une ballade à savourer

Zimerman - Chopin - Ballade N°4
Vidéo envoyée par Quarouble

Cette vidéo tirée du site dailymotion permet d'écouter Krystian Zimerman interpréter la Ballade N°4 en mi mineur Op.52 Chopin.

Au tout début de la ballade, pendant l'exposition du thème principal, le pianiste nous donne une leçon magistrale de phrasé et surtout de tempo. Je suis intimement persuadé (avis partagé avec ma professeur de piano) que la richesse de l'écriture de Chopin ne se dévoile qu'en suspendant le temps, avec toute la délicatesse induite dans ses compositions et en faisant savourer à l'auditeur une à une les couleurs extraordinaires de sa musique.

Ceci n'empêche pas, à l'approche du final, des accélérations fulgurantes, comme celles que nous révèle Kristian Zimerman avec son jeu incisif, très timbré et, surtout, sa virtuosité à couper le souffle.

Je vous laisse apprécier.

Pour approfondir, je vous propose également de vous référer à la note du 9 février 2007, consacrée à son enregistrement des 1er et 2ème concerto pour piano et orchestre de Rachmaninov, avec Seiji Ozawa à la tête du Boston Symphony Orchestra.

20 décembre 2007

Bach - Harnoncourt - Pleyel : rendez-vous manqué ?

Concert mardi 18 décembre soir à Pleyel. Au programme, trois cantates de JS Bach interprétées par l'ensemble du Concentus Musicus de Vienne et le Choeur Arnold Schoenberg sous la direction de Nikolaus Harnoncourt (chef de choeur : Erwin Ortner).

Au programme, les cantates : "Ach wie flüchtig, ach wie nichtig" BWV 26, "Schwingt freudig Euch Empor" BWV 36, "Wachet auf, ruft uns die Stimme" BWV 140.

Je dois préciser que je n'ai pu assister qu'à l'écoute des deux premières cantates.

Pour ma part cela faisait plus de vingt ans (déjà !) que je n'avais pas écouté Nikolaus Harnoncourt diriger des cantates de Bach. La dernière fois c'était à l'église de la Trinité à Paris avec une réverbération épouvantable. Dans la nouvelle salle Pleyel, c'est tout autre chose.

Pour les mélomanes amateurs de musique sacrée baroque, le chef autrichien fait littéralement figure de mythe. Il fait partie des pionniers qui ont revisité le corpus des cantates du cantor avec la tentative de se rapprocher le plus possible des conditions les plus proches de celles des interprétations d'origine (instruments anciens, options esthétiques interprétatives, configuration vocale et orchestrale, ...). Avec sa maturité des oeuvres anciennes  et baroques, Nikolaus Harnoncourt est revenu sur certaines options qui étaient déjà en partie discutables au tout début (ex : suppression de l'appel à des choeurs d'enfants dans les registres soprano, appel à des chanteuses mezzo-soprano à la place des haute-contres pour les solistes contralto...).

L'arrivée du chef au tout début du concert a été couverte d'applaudissements dont l'ardeur révélait l'admiration du public parisien.

Pourtant, cette moitié de concert m'a laissé une sensation amère.

Harnoncourt_2_3 J'ai trouvé que ces cantates manquent immanquablement de ferveur et les interprètes semblent bien trop routiniers. Les choeurs qui doivent en principe contribuer le plus à camper le climat de chaque cantate sont bien trop apprêtés et retenus (rien à voir avec la plasticité et l'élan du Collegium Vocale de Gant ou du Choeur de chambre de Namur).

La gestuelle autoritaire et hiératique de Nikolaus Harnoncourt  donne plus l'impression d'intimider et d'inhiber les interprètes qu'autre chose.

Les deux cantates, y compris la BWV 36 qui doit incarner une grande ferveur, s'avèrent finalement un peu poussives, sans aspérités. Tout cela est très correct techniquement mais la tension de la ligne est malheureusement absente et cela se ressent assez fortement. La basse continue, notamment à l'orgue, s'avère d'une monotonie confondante.

Les solistes sont de qualité assez variable. La basse Anton Scharinger est de loin le meilleur interprète. La fameuse aria "Willkommen, willkommen, werter Schatz !" de la cantate BWV 36, que j'ai trouvé un peu poussive dans la version de Peter Kooij (version de Philippe Herreweghe / Collegium vocale de Gant) est nettement plus enlevée et colorée avec Anton Scharinger.

Le ténor Kurt Streit, que j'avais déjà écouté dans des concerts précédents, s'investit beaucoup et est expressif mais sa voix souffre d'une projection insuffisante. La soprano Julia Kleiter et la mezzo-soprano Elisabeth von Magnus (pourtant une habituée de ce répertoire) manquent un peu de présence et leur phrasé me semble bien trop linéaire.

En résumé, un concert qui laisse une sensation amère. Le manque de densité et la caractère un peu trop lisse de l'interprétation y sont certainement pour beaucoup.

Je ne sais pas si la fameuse et ample cantate chorale BWV 140 a rattrapé le tout en seconde partie.

A force de savourer les pièces exceptionnelles que nous offrent Philippe Herreweghe et Masaaki Suzuki, on devient vraiment difficile.

Ce serait bien trop injuste (voire stupide) de dire que Nikolaus Harnoncourt n'a finalement plus grand chose à nous raconter sur Bach. On peut pardonner que des ensembles d'un niveau aussi prestigieux soient en petite forme. Mauvaise pioche tout simplement.

Pour plus de détails, liens vers une critique bien plus enthousiaste du site forumopera.com (syndrome d'auto-suggestion ?).

Ce concert était enregistré pour France Musique mais j'ignore complètement la date de diffusion.

19 décembre 2007

Un parcours dans la polyphonie anglaise du XVIème siècle

Après la note du 12 avril 2007 consacrée aux magnifiques Cantiones Sacrae et Gradualia de William Byrd par l'ensemble The Cardinal's Musick, l'itinéraire de découverte de la musique polyphonique anglaise peut être prolongée avec deux autres disques.

Tout d'abord, avant William Byrd, quelques précurseurs qui ont ouvert la voie vers les lignes épurées et élégantes qui caractérisent ces compositions anglaises du XVIème siècle, notamment sur la période très courte (1553 - 1558) où, sous le règne de Marie Tudor, l'Angleterre bascule sous l'influence du catholicisme. Des compositeurs fameux de cette époque où il était convenu d'écrire des compositions latines assez libres (psaumes, hymnes, répons...), sont regroupés dans un très intéressant CD enregistré par l'ensemble Jachet de Mantoue et sorti il y maintenant 3 ans.

Jachet_de_mantou_gentlemen_of_the_2 Ces "Gentlemen of the Chapel Royal" ne sont autres que Thomas Tallis, John Sheppard, Robert Parsons, Christopher Tye et Robert White.

Ces différents compositeurs annoncent l'élégance et l'élancement propre à la polyphonie anglaise de la période Elisabéthaine, même si leurs oeuvres n'ont pas encore le degré d'achèvement de celles de William Byrd ou de Thomas Ashwell.

Des différentes pièces interprétées, j'ai noté les merveilles que sont le Miserere nostri de Thomas Tallis (piste 13), pièce d'une force et d'une intensité incroyable, véritable incarnation de la douleur et du tourment. A retenir également l'aérien et singulierAbsterge Domine (piste 4) du même compositeur avec ses développements complexes et dont l'architecture est digne du gothique flamboyant.

Enfin, je recommande particulièrement l'écoute du motet O bone Jesu (piste 5) de Robert Parson, atypique dans sa forme, construit sur la même structure que les antiennes avec un amen final, prolongé à l'unisson et saisissant de beauté.

L'ensemble Jachet de Mantoue confirme sa lecture pertinente de ces pièces et un travail soigné d'interprétation. Même si la direction musicale est britannique (celle de James Gowings), on y retrouve tout de même une touche française (ou tout au moins continentale), à savoir une interprétation plus expressive, incarnée que les ensembles vocaux d'outre-manche qui, quant à eux, axeront plus l'interprétation sur une plus grande linéarité, des voix plus instrumentales qu'humaines et incarneront peut-être davantage la nature trenscendante et céleste de cette musique.

Détail du disque sur le site du label Calliopé.Byrd_playing_elizabeths_tune_2_2

Pour prolonger la découverte de cette musique Elisabéthaine passionnante du milieu du XVIème siècle, je recommande également l'écoute du disque "Playing Elizabeth's Tune" où le Tallis Scholar interprète une série de messes et motets Willam Byrd (existe aussi en DVD).

La messe à quatre voix est splendide.

Lien direct vers le détail du disque sur le site du label Gimell avec la possibilité d'écouter des extraits.

Gentlemen of the Chapel Royal - musique sacrée anglaise en langue latine du XVIème siècle - Ensemble vocal Jachet de Mantoue - label Calliope.

Playing Elizabeth's Tune - Motets et messe à quatre voix- Ensemble vocal the Tallis Scholar - label Gimell.

16 décembre 2007

Medici-arts : webcast de concerts en haute définition

Mediciarts_1_2Dans la note du 26 août 2007, j'avais mentionné la retransmission de concerts du Festival de Verbier sur le site Medici-arts.tv.

Ce site est, à ma connaissance, le seul permettant de visionner et d'écouter des concerts avec un niveau de qualité exceptionnelle.

Le son est d'une richesse et d'une ampleur incroyables et les images d'un piqué remarquable.

On peut par exemple écouter et visionner en ce moment un concert du Philharmonic Orchestra, sous la direction du jeune chef russe Vladimir Jurowski. Au programme : Wagner, Berg et Mahler.

Cette chaîne Internet musicale justifie à elle seule la création d'une rubrique Web TV : concerts dans la colonne de gauche du blog, en espérant que cette dernière continuera à s'enrichir.

13 décembre 2007

Beethoven par Anima Eterna : fidélité et liberté

Concert hier soir à la Salle Pleyel. l'Ensemble Anima Eterna, sous la direction de Jos van Immerseel, interprétait un programme Beethoven :

  • l'Ouverture "Die Weihe des Hauses" (La Consécration de la maison) opus 124,
  • le Concerto pour piano et orchestre N°1 en ut majeur opus 15,
  • la Symphonie N°5 en ut mineur opus 67.

J'avais déjà évoqué, dans la note du 22 septembre 2006, le choc salutaire que m'avait procuré l'Ensemble Anima Eterna dans l'interprétation des trois dernières symphonies de Mozart. Avec un tempo soutenu mais non excessif, une ligne tendue comme il faut et un orchestre très ramassé et homogène, Jos van Immerseel révélait de tous les instruments anciens qu'il dirigeait une sève divine. Enfin des symphonies de Mozart de "chair et de sang", vivantes, nerveuses et enivrantes.

Sur Beethoven hier soir, le chef nous a procuré le même plaisir.

L'échauffement sur la singulière et martiale Ouverture "Die Weihe des Hauses annonce la couleur. Les cuivres teintent de tout leur éclat sonore tout en conservant ce brin d'imprécision et de "grain" propre aux instruments anciens.

Le parti pris esthétique de Jos van Immerseel est en effet de revenir sur des instruments dont la facture est la plus proche possible de celle de l'époque de création des oeuvres. Ce souci de véracité et de retour également à une lecture la plus stricte possible du texte, doit conduire en principe à une nouvelle lecture de ces oeuvres et doit permettre de les découvrir à nouveau sous des nouveaux angles.

Sur les deux autres sélections du programme Beethoven, je trouve que le pari est assez réussi.

Vanimmerseel2Le 1er concerto pour piano, encore très mozartien sur le premier mouvement, dévoile peu à peu ses accents beethovéniens. Jos van Immerseel est cette fois au clavier et démontre à quel point il est un pianiste éclairé au jeu pertinent. Il jouait hier sur piano forte allemand original Johann Nepomuk Trödlin de 1830, restauré à Anvers par Jan van den Hemel. Ce piano, d'un bois aux couleurs ambrées et chatoyantes, dévoile des sonorités très claires sur les aigues, un medium et un grave pleins et généreux. Toutefois, malgré l'acoustique exceptionnelle de la salle Pleyel, et les efforts de l'orchestre pour avancer à pas feutrés, ce piano (pourtant un trois quart de queue ?) se révèle encore comme un instrument de salon à la sonorité bien trop délicate pour se diffuser pleinement et de façon naturelle à plusieurs centaines de spectateur.

A noter dans cette interprétation, une belle fusion piano et orchestre, un second mouvement (le Largo) d'une poésie indéniable et une surprenante cadence très personnelle du pianiste sur la fin de ce mouvement et digne d'une bourrée !

Le sommet du concert était indéniablement l'interprétation de la célèbre 5ème symphonie en ut mineur. Jamais je n'avais eu jusqu'ici l'occasion de découvrir à quel point son écriture était audacieuse et fantasque. Grâce à une intelligence rare du texte, Jos van Immerseel réussit l'exploit de nous révéler l'architecture et les ressorts rythmique comme harmoniques des différents mouvements. Même s'il veut être le plus fidèle possible aux caractéristiques esthétiques originelles de cette symphonie (instruments anciens, configuration de l'orchestre à effectifs réduits), le chef prend une liberté de lecture décapante mais tout à fait respectable : une interprétation en pleins et déliés, des motifs détourés à la pointe sèche qui cohabitent avec certains passages rendus avec un fondu superbe. Le parti pris d'une forme de questionnement permanent sur le fameux premier mouvement, avec une sensation omniprésente de non achèvement est particulièrement bien vu. Sans parler de la pointe d'humour, d'ironie qui surgit parfois mais avec beaucoup de finesse.

Enfin, à noter, les sonorités pleines, capiteuses et fruitées de cet orchestre où chaque interprète est d'un niveau exceptionnel (à noter le flûtiste Frank Theuns qui s'est nettement détaché dans cette symphonie par sa virtuosité et sa musicalité).

On est interpelé, emmené de bout en bout par le chef et son ensemble, sans pouvoir souffler la moindre seconde, pendant la trentaine de minutes de la symphonie.

L'ensemble enregistre d'ailleurs en ce moment l'intégrale des symphonies de Beethoven sous le label zig-zag territoires. A découvrir visiblement pour avril 2008.

Pour vous faire une idée, je vous suggère ce lien vers le site Avro Klassiek, où vous pourrez écouter la 6ème symphonie de Beethoven interprétée par le même chef et le même ensemble (enregistrement de 1999).  Depuis, je confirme que Jos von Immerseel a mûri ses symphonies de Beethoven. Toutefois, les fondamentaux sont déjà bien présents.

12 décembre 2007

Renaissance de l'Opéra Comique ?

Salle_favart_1_2Demain, l'Opéra Comique rouvre sous la Direction Artistique de Jérôme Deschamps. Cette "renaissance", après une période de transition gérée avec plus ou moins de réussite par Jérôme Savary, s'accompagne d'une rénovation de la Salle Favart (restauration de la façade, aménagements intérieurs, amélioration de l'acoustique).

La saison ouvre avec l'opéra méconnu d'Emmanuel Chabrier, l'Etoile, mis en scène par Macha Makeïeff. On peut parier sur une lecture assez décalée d'un opéra très fin de XIXème siècle (1877).

Cette réouverture est largement couverte par la presse.

Exemple, cet article du Monde daté d'aujourd'hui :

11 décembre 2007

Un site dédié aux partitions de Roland de Lassus

De_lassus2 Une de ces surprises que nous révèle Internet au hasard de liens divers entre sites : le site lassoscores.com dédié à Roland de Lassus et spécialement conçu pour les chefs de choeur et choristes, fournissant des clés précieuses s'ils sont ammenés à interpréter des oeuvres du maître flamand de la polyphonie. J'ai ajouté un lien vers ce site dans la colonne de gauche du blog dédié aux partitions.

08 décembre 2007

Liturgies du codex Faenza 117 : à la fois familier et étrange

Faventina, le dernier album de l'ensemble Mala Punica, sous la direction du flûtiste Pedro Memelsdorff, regroupe une série de pièces de musique liturgique tirées du Codex de Faenza et dont les manuscrits ont été miraculeusement préservés à La Bibliothèque Communale Manfrediana de Faenza.

Il s'agit de diminutions musicales, ou, pour reprendre le terme de Pedro Memelsdorff, de gloses musicales. Le principe est de partir de mélodies simples et de les compléter par une série de variations qui, comme les décorations en bordure de page ou sur le cadre d'un tableau, viennent apporter des ornementations permettant de compléter, révéler, voire contredire la ligne mélodique principale.

Je propose de vous renvoyer vers l'excellente note du blog le Jardin Baroque sur le contexte historique et musical de ces piÃ