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31 août 2007

Le Poisson Rêveur parle dans le poste chez Thierry Geffrotin sur Europe 1

Tgeffrotin_2 Histoire de briser les lignes des préjugés, la diffusion de la musique classique peut se faire sur des médias généralistes à d'autres moments qu'à des heures indignes (ex : la flûte enchantée sur TF1 le 30 août à... 2h20 du matin). Thierry Geffrotin (photo ci-contre tirée du site Europe 1) y parvient de façon vivante et spontanée sur Europe 1 chaque dimanche de 16h à 17h en faisant notamment intervenir les auditeurs. Il contribue certainement chaque semaine à faire qu'un plus grand nombre d'auditeurs découvrent (ou redécouvrent) le plaisir d'être mélomanes. Je l'avais appelé en juillet et il m'a très récemment interviewé pour parler de ma petite passion (qu'il partage) pour les versions des cantates de JS Bach par Masaaki Suzuki. Le thème : quand la redécouverte de Bach se fait de façon inattendue avec la vision d'interprètes d'autres horizons et d'autres cultures (dans le cas précis, un chef japonais). Diffusion ce dimanche 2 septembre à partir de 16h.

Cette émission rencontre visiblement un certain succès et je suis pour ma part vraiment ravi d'y participer.

Lien direct vers la page du site Internet d'Europe 1 liée à cette émission. On peut écouter les émissions archivées.

Le lien vers la page d'accueil du site Europe 1 permet aussi d'écouter des bonus commez les interviews de Rinaldo Alessandrini et de Christophe Rousset.

29 août 2007

Agitata da due venti : on ne s'en lasse jamais

Pour faire suite au charmant dernier commentaire de cocodit et au lien vers le site France 2 qu'elle propose avec un fameux extrait du Barbier de Séville de Rossini incroyablement interprété par la grande Cecilia Bartoli (lien direct : http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoaftgJ_.html), je ne peux m'empêcher de vous proposer dans cette note cet autre fameux extrait d'un concert qu'elle avait donné il y a quelques années avec l'interprétation de l'aria Agitata da due venti, tiré de l'opéra la Griselda, d'une virtuosité diabolique. Je ne m'en lasse jamais.

Cecilia Bartoli, qu'il est quelquefois de bon ton de dénigrer dans certains cercles, est l'une des rares interprètes que je connaisse qui, en dépit de son immense succès, garde une réelle simplicité et une proximité aussi forte avec son public. C'est une musicienne d'une belle générosité.

28 août 2007

Le Poisson Rêveur a 1 an !

Bougie_poisson_2_2 Cela paraîtra tout bête aux bloggeurs chevronnés mais passer une première année pour un weblog, cela doit quand même se fêter !

Le Poisson Rêveur est en effet né le 28 août 2006.

206 notes, presque 30 000 pages consultées depuis sa naissance (plus impressionnant que de parler de 73 visiteurs par jour en moyenne :), même si on est plus proche de 100 en moyenne depuis un mois), environ 115 commentaires, c'est à la fois rien du tout et beaucoup. Le Poisson Rêveur vous a également sélectionné au cours de cette année une bonne douzaine de concerts écoutables depuis le weblog par lien direct qui, je l'espère, ont plu à celles et ceux qui ont tenté cette expérience (notamment grâce à Avro Klassiek).

Merci encore pour votre fidélité et surtout les fréquents commentaires qui contribuent pleinement à enrichir le site.

26 août 2007

Concerts du Festival de Verbier diffusés sur Internet

Grâce au billet de Gaëtan Naulleau dans le numéro de Diapason du mois de septembre (page 85 - "Pari audiovisuel") j'ai pu prendre connaissance de l'expérience tentée par le Festival de Verbier en Suisse à savoir la diffusion en ligne d'une trentaine de concerts que l'on peut visionner gratuitement.

Avec la chute des ventes aussi bien des CDs que des DVDs musicaux (-30% au 2ème trimestre 2007 par rapport au même trimestre 2006), les différents acteurs de la production de musique classique tentent d'initier de nouveaux modèles économiques en diversifiant les modes de diffusion.

Festival_verbier_2_2 Je vous renvoie au billet de Gaëtan Naulleau sur les premiers enseignements que tire Hervé Boissière (société de production Idéale Audience) de cette expérience avec le Festival de Verbier. La bonne nouvelle est que les interprètes (pour beaucoup de forte notoriété) se sont livrés au jeu d'accepter d'être filmés sans demande de contreparties financières. Les moyens techniques mis en oeuvre par la société Medici Arts et les autres acteurs de cette production ont été particulièrement importants et le budget aurait atteint les 1,6 Millions d'euros !

Environ 450 000 vidéos auraient été consultées sur le site de Medici Arts, visionnées par 100 000 mélomanes internautes dans 143 pays. Une nouvelle expérience qui démontre l'attrait d'une offre vidéo de bonne qualité pour les amateurs de musique. A quand de vraies offres "pay per view" (streaming de vidéos à la carte) pour des concerts classiques ?

Lien direct vers le site Medici Arts.

Attention, ces retransmissions sur Internet ne sont diffusées que jusqu'au 31 août, soit vendredi prochain.

Quand je l'ai ouvert cet après-midi, on pouvait assister à un concert de Lieders de Schumann et de Brahms chantés par Thomas Quasthoff (je n'a pas fait de lien direct vers son site officiel car il ne s'ouvre pas - je vous épargne des attentes interminables) et accompagné au piano par... Hélène Grimaud. Vue la chaleur et sécheresse accablantes évoquées par Thomas Quasthoff en introduction du concert, s'il s'excuse d'avance sur les impacts que cela peut avoir sur la stabilité de sa voix, il offre tout de même un concert vibrant avec une voix finalement bien timbrée (malgré un vibrato parfoit un peu gênant). Hélène Grimaud est d'une attention exemplaire.

NB : je suis persuadé qu'avec la musique de chambre Hélène Grimaud trouve une voie qui devrait charmer nombre d'amateurs. Son toucher chatoyant apporte de belles couleurs. Son jeu est surtout infiniment plus humble et moins fantasque car porté vers l'écoute d'interprètes avec plus de proximité. Elle se détache donc enfin de ce narcissisme trop apparent qu'elle dégage dans ses interprétations concertantes.

24 août 2007

De l'accès à la musique dite classique au plus grand nombre : suite (et fin ?)

Colere_2 Pour faire suite à la note récente du 22 août 2007 qui évoquait l'article d'Alain Lompech dans le Monde de jeudi, j'ai retenu également la note que l'incisif weblog palpatine avait consacrée au même sujet, 22 jours avant le Monde, en fait le soir même de l'interview du Président de la République dans le cadre de la retransmission par France 2 du Trouvère de Verdi.

Riche contribution au débat.

23 août 2007

Arts d'essence : les multiples facettes de la pratique musicale

Une fois n'est pas coutume, cette petite note personnelle pour vous faire découvrir le tout nouveau projet créé par ma chère professeur de piano, Pascale de Pothuau, et son associée Dominique Bertrand : arts d'essence.

Logo_arts_dessence Secondées par une équipe très motivée, elles proposent bien-sûr des cours de musique mais surtout des stages autour de la musique. Le principe est d'associer à chaque fois un thème en complément des stages de piano et de musique. Le prochain (du 31 octobre au 4 novembre) est un stage Musique et Gastronomie (stage "de bouche à oreille"). Il s'agit en fait de la troisième édition d'une belle expérience très réussie, à laquelle j'ai participé (au piano, pas aux fourneaux). Pascale a eu l'excellente idée d'inscrire ce type de stage dans le cadre d'un programme ouvert à tout participant qui désire s'inscrire, au delà du cercle initial des élèves adultes et enfants.

Le cadre est à chaque fois idyllique et contribue pleinement à plonger les membres du stage dans une atmosphère de convivialité, de sérénité et de très bonne humeur ! On reste très studieux, on travaille sérieusement la musique mais on associe à cet exercice le plaisir du partage de vrais moments de détente et de belles émotions entre tous les participants.

La page suivante du site Internet d'arts d'essences résume bien la philosophie de ces stages.

Je ne peux que vous recommander de découvrir la palette d'activités que proposent Pascale et Dominique, personnalités délicieuses et déjà si appréciées par les grands et petits élèves pour leurs belles qualités humaines (non, non, je ne fayote pas !).

Lien direct vers le calendrier des stages 2007 - 2008.

Longue vie à arts d'essence.

22 août 2007

Polémique sur l'absence de musique classique à la Télévision

Je trouve l'article d'Alain Lompech dans le Monde d'aujourd'hui intéressant car il revient aux bonnes questions ("Trop d'opéras, pas assez de musique"). C'est vrai que l'opéra est nettement plus télévisuel que la musique symphonique, concertante ou bien la musique de chambre et que les chaînes TV généralistes cèdent volontiers à la "facilité" de restransmettre du lyrique. Quoique... en tant qu'amateur de musique et surtout de concerts depuis plus de vingt ans maintenant, j'ai appris à regarder les musiciens tout en écoutant leurs interprétations. Il n'y a finalement pas plus visuel qu'un quatuor (échanges des regards aux moments clé, inflexions et codes de toutes sortes, gestuelle...). De même, pour prendre un exemple très récent, voir Claudio Abbado et les différents interprètes de l'orchestre du Festival de Lucerne intepréter la 3ème symphonie de Mahler sur Arte était également très instructif.

Je ne peux pas porter d'avis personnel argumenté sur la critique très vive à laquelle se livre Alain Lompech sur ce qu'il considère comme l'échec de la politique de subvention de l'Etat conduisant finalement à ne pas permettre un accès aussi démocratique que souhaité à la musique, notamment via des établissements dans lesquels il est directement partie prenante (ex : l'Opéra Bastille).

Il revient au vieux débat sur l'accès à la culture réduit au problème financier, et je suis assez d'accord avec ses conclusions. A titre d'exemple, je viens de faire une visite sur le site de la Coupe du Monde de Rugby. Les places, comme pour les concerts, vont d'environ 30 € à plus de 120 €. La musique classique, surtout avec les nombreux festivals d'été, n'est pas plus financièrement inaccessible qu'un match de foot, de rugby ou un concert de rock, surtout quand on parle d'équipes ou d'interprètes de haut niveau. C'est plus la façon dont on enseigne la musique, dont on initie les plus jeunes à différents modes d'expression musicale qui pose problème, même si les méthodes d'apprentissage et d'initiation on tout de même favorablement évolué depuis 10 à 15 ans.

Lien direct ci-dessous vers cet article en 2ème page du Monde d'aujourd'hui daté de demain jeudi 23 août.

Je vous laisse apprécier.

Morceau choisi N°8 : Lamento della Ninfa

Il est certain que parmi les pièces à emporter sur l'île déserte, je prendrai en priorité le VIIIème livre des madrigaux de Monteverdi. Toutes les bases de l'art lyrique des trois siècles qui vont suivre sont déjà concentrées dans ce recueil de "madrigaux de guerre et d'amour".

Bataille_san_romano_2 Ma version de chevet reste celle de Jordi Savall, essentiellement pour sa sensualité et son mystère. Un jour où mon tempérament sera plus enclin au belliqueux, c'est alors celle de Gabriel Garrido qui l'emportera.

Mon introduction à ces chef d'oeuvre s'est d'abord faite en dénichant un disque en solde à New York il y a vingt ans : l'enregistrement fait par Edwin  Loehrer, à la fin des années soixante, avec l'ensemble Lugano Chamber Society Orchestra and Chorus (label Accord) . J'ai appris par la suite que cette version, couplée avec la Bataille de Tancrède et Clorinde, a toujours été considérée comme une référence dans la mesure où elle constituait un des tous premiers enregistrements à avoir fait redécouvrir ces splendides pièces (cf. également le lien direct vers Amazon depuis la colonne de droite du weblog, rubrique AU SOMMET). Il se trouve que la pochette du disque représente également un des tableaux de la Renaissance italienne qui m'ont le plus marqué, à savoir l'une des deux batailles de San Romano de Paolo Uccello (celle des Offices à Florence).

Toutes les pièces de ce VIIIème livre (arias, ballos...) sont splendides. Le choc a été pour moi, notamment dans la version d'Edwin Loehrer le Lamento della Ninfa, où la soliste soprano déploie sa complainte, accompagné par un choeur d'hommes singulièrement envoûtant.

Depuis, ce passage, gravé dans ma mémoire, demeure un de mes morceaux de musique chantée préférés.

20 août 2007

Une sublime 3ème symphonie de Mahler par Claudio Abbado à Lucerne

Je ne peux m'empêcher de poster cette petite note pour partager la vive émotion que j'ai ressentie à l'écoute de l'interprétation de la 3ème symphonie de Gustav Mahler par Claudio Abbado à la tête de l'orchestre du Festival de Lucerne dimanche 19 août à 19h sur Arte.

Cette monumentale symphonie, assez piégeante car extrêmement ample et, en apparence uniquement, très composite, s'est déroulée hier avec une fluidité et une majesté inouïes.

Abbado_lucerne_3 Claudio Abbado confirme sa volonté de marquer son interprétation des symphonies de Mahler sous le signe de la lumière et fait ressortir à son ensemble orchestral des sonorités nacrées d'une pureté exemplaire. Comme un lumière irisée, les différentes sonorités de l'orchestre se dévoilent avec une subtilité remarquable. Les nombreux solos d'instruments ont tous été justes, avec une musicalité indéniable.

Il ressort de cette interprétation magistrale, un impression de temps suspendu, comme le souvenir d'un paradis perdu, certainement l'une des sensations les plus nettes et fortes que Mahler voulait faire ressortir dans cette symphonie complexe et hautement symbolique.

La soliste, la mezzo-soprano Anna Larson, a déployé son chant vibrant et poignant, rappelant à nouveau les similitudes du 4ème mouvement avec le "Chant de la Terre". Le choeur de femmes de l'ensemble Arnold Schönberg était parfait.

Le premier motif du cinquième mouvement, uniquement avec les instruments à cordes, était vraiment poignant. L'approche métaphysique et presque contemplative de la direction de Claudio Abbado était bouleversante.

Lien direct vers les premières critiques (le Figaro).

19 août 2007

Fantaisie pour piano, choeur et orchestre de Beethoven

Beethoven_aimard_harnoncourt_2 Le pianiste français Pierre-Laurent Aimard a sorti un disque intéressant en 2005 avec Nikolaus Harnoncourt. Il regroupe le triple concerto pour piano, violon et violoncelle en do majeur, le Rondo en si bémol majeur (prévu à l'origine comme le final du 2ème concerto pour piano et orchestre) et la sigulière Fantaisie pour piano, choeur et orchestre.

Je ne propose pas forcément de s'attarder sur la version du triple concerto que je juge bien trop froide et académique. Après avoir entendu la version électrique et décoiffante de Martha Argerich avec Renaud Capuçon et Mischa Maisky dans le cadre du Festival de Lugano (cf. note du 22 octobre 2006), je ne peux me faire à celle qui nous est proposée ici. Elle avait pourtant eu les honneurs de la critique. Je la trouve pour ma part excellente techniquement mais mais sans aspérités alors que ce concerto se prête tout à fait à de belles audaces (cf. également la version de référence de Rostropovitch, Oïstrakh (David) et Richter avec Karajan, nerveuse et capiteuse).

Le Rondo est une curiosité autant historique que musicale, du fait de ses filiations très nettes avec les derniers concertos pour piano et orchestre de Mozart.

L'intérêt de ce disque réside plutôt dans le fait qu'il propose l'un des rares enregistrements de la Fantaisie pour piano, choeur et orchestre que Beethoven a écrite tardivement et qui prend très nettement ses racines dans la 5ème symphonie (avec notamment les passages du mineur au majeur), le 4ème concerto pour piano avec ses modulations et arpèges si caractéristiques (très net notamment au minutage 11'40" du second mouvement / plage 6) et surtout, de façon moins achevée, la 9ème symphonie avec les bases très nettes de l'Ode à la joie. Cela donne une sorte de patchwork étonnant du style beethovénien avec une oeuvre qui mèle les modes concertant, symphonique et choral.

L'interprétration est très équilibrée. Le toucher de Pierre-Laurent Aimard est assez élégant et aérien. L'ensemble orchestral et choral l'accompagne avec une belle ferveur mais de façon très maîtrisée.

Beethoven - Triple concerto pour piano, violon et violoncelle en do majeur opus 56 - Rondo en si bémol majeur Wo06 - Fantaisie pour piano, choeur et orchestre opus 80 - Pierre-Laurent Aimard, piano - Chamber Orchestra of Europe - Arnold Schoenberg Chor - Direction Nikolaus Harnoncourt - label Warner Classics.

16 août 2007

Horoscope musical sur klariscope

Signe_balance_2Le weblog klariscope propose un horoscope musical amusant avec quelques clins d'oeil bien vus. Etant pour ma part Balance, je ne suis pourtant pas complètement baroqueux et mes possibilités aussi bien au violon, qu'à la flûte à bec ou la viole de gambe sont proches du zéro absolu... Tout doit être une question d'ascendant !

14 août 2007

La Boîte à musique de Jean-François Zygel sur France 2 consacrée au piano

Jean-François Zygel ne m'avait jusque là pas tout à fait convaincu, notamment dans le cadre de la série de DVDs qui ont été produits autour de ses "Leçons de musique".

J'ai regardé vendredi dernier à la télévision la 2ème émission produite par France 2 où il officie dans un registre équivalent. Cette émission s'appelle la "Boîte à musique". Celle du vendredi 10 août dernier était consacrée au piano et toutes sortes de claviers ou instruments à percussion s'en rapprochant. Je dois avouer avoir été agréablement surpris par cette émission à la fois instructive, ludique et quand même moins systématiquement démonstrative que dans les DVDs.

Bote_musique_2 Passons sur les trois invités "people" qui doivent jouer les candides mais font surtout office d'honnêtes faire-valoir du protagoniste de l'émission. Le plus intéressant est d'avoir invité deux excellents pianistes qui viennent respectivement du répertoire classique et du jazz : François-René Duchâble et Antoine Hervé. Jean-François Zygel prend en le parti pris de l'éclectisme mais en conservant le fil rouge avec quelques explications simples sur la théorie musicale et le solfège, ce dernier restant le point de jonction des différents interprètes invités, avec leurs cultures musicales pourtant si différentes. François-René Duchâble, avec sa virtuosité toujours aussi époustouflante, a interprété plusieurs extraits des études de Chopin à décourager définitivement le moindre pianiste besogneux (dont je fais partie...).

Au registre des belles curiosités, l'interprétation du premier mouvement du 1er concerto pour piano de Chopin par François René Duchâble accompagné par un orchestre inattendu mais aux sonorités intrigantes et merveilleuses : une contrebasse, un accordéon, un tympanon et un orgue de barbarie (le Quatuor Barbaroque).

A noter enfin, pour illustrer les infinies ressources orchestrales du piano, la belle Romance pour six mains en la majeur de Rachmaninov.

Belle émission fine, ludique et qui transmet un enthousiasme communicatif pour la musique.

Pour plus de détail, se référer au site classicnews.com qui a également couvert l'émission du 3 août consacrée à l'Opéra. La prochaine, le 17 août, abordera la musique de chambre.

L'émission passe à 23h. Ce type de programme n'est en effet pas digne de frôler le "prime time". On veut faire plus de culturel sur France 2 mais on n'est pas suicidaire !

NB : le magazine Télérama a fait, semble-t-il, une intéressante coquille dans la présentation de l'émission du 10 août en donnant mettant un s à musique de Boîte à musique. Cela semble pourtant plus proche de l'esprit de l'émission. Avis aux producteurs de France 2.

13 août 2007

WCPE : une autre webradio classique

Bonne transition avec la note précédente sur le faible pourcentage d'audience de France Musique. Un autre webradio dénichée sur le web : WCPE (Etats-Unis). Avec l'offre de plus en plus large de webradios, pas étonnant que les auditeurs fassent des infidélités croissantes aux radios nationales traditionnelles.

Wcpe_2Cette webradio peut être écoutée en ligne via le lien theclassicalstation.org ou directement sous iTune. La qualité est en compression mp3, donc inférieure aux autres webradios déjà référencées par le Poisson Rêveur.

Le présentation est en outre moins attrayante. que WGBH, mentionnée dans la note du 31 juillet. Il est toutefois possible d'y trouver son bonheur.

11 août 2007

France Musique à moins de 1% d'audience ?

Le Canard Enchaîné de cette semaine (daté du mercredi 8 août) publie le petit article suivant en page 7 dans sa rubrique "Canard+" consacrée aux médias :

"A RADIO FRANCE, [...], ça ne s'arrange pas pour France Musique. Dans les derniers relevés que Médiamétrie vient de livrer pour la zone Ile-de-France et la période janvier-juin 2007, la radio publique musicale ne figure même plus ! Explication : la part d'audience de France Musique est tombée sous la barre de 1%, du coup Médiamétrie ne la mesure même pas. On va bientôt la rebaptiser France Musique de chambre !"

Logo_mdiametrie_2 Lien direct vers la page du site Médiamétrie. Ce lien permet de télécharger le résultat des mesures d'audience citées mais cette fois sur le cumul des périodes septembre-octobre 2006 et janvier-février 2007.  On peut y constater que France Musique, sur cette période fait en moyenne, sur une semaine de 7 jours, une audience cumulée de 6,5% (contre 8,3% pour Radio Classique).

Cela paraît alors étonnant que les derniers résultats sur la période janvier-juin 2007 soient inférieurs à 1%. Comme souvent avec le Canard Enchaîné, on se focalise sur des chiffres sans la moindre explication (est-ce l'audience moyenne vs l'